dimanche 8 octobre 2017

Baudruche



La tête cachée comme l’autruche
Pour l’autre ne pas voir
Mais se gonfler comme une baudruche 
Pour occuper tout le miroir …
Le gros homme  plein d’air fétide
Qui se croit tout sauf vide...
 En théorie ne pèse pas lourd
Léger comme un ballon ?
lourd comme un cheval mort
Mais le corps adverse écrase
Et d’ennui elle se rase
en regardant le plafond...

L’auto-gonflage comme jeu de base
Armé de rustines contre les fuites.

Quand on le pique il explose
Et le miasme aux relents de vieux rouge
Dans le nez nous l’impose.

Du haut de sa ficelle
Il regarde toutes celles
à qui sa parole il impose
Les coupant sans arrêt, car il ose
De sa vision forcer l'écoute .

Mais si par malheur on le lâche
Tel le ballon en pétarade il se fâche
Et se dégonfle en pétant et se fripant
Pour retomber mollement
Sur le sol rebondissant.

Plus il se gonfle 
Plus de son importance
Il est sottement imbu
Puis la dépression 
le prive d’attributs
il se dégonfle
Sombrement
Passer devant un miroir
Peut l’aider à mieux se voir
Et cette image bien regonflée
De son ego est le reflet.
Ne suis je pas le plus beau

Diplomate aristo ?

vendredi 29 septembre 2017

Mon vélo mon bonheur

Je prends mon vélo et au premier coup de pédale traverse le grand rideau de scène du réel.  Je file dans la nature. Je plonge dans le grand tout qui m'accueille et m'absorbe sans condition. Le silence se fait, parfait.
Un immense sanglots de joie remonte en moi me traversant pour éclore dans ma gorge en un chant  archaïque. Les plaies se pansent au fur et à mesure que les arbres défilent. Le baume agit comme un miel, un soin tendre et câlin. 
Je jète le chemin devant moi qui se déroule cahin-caha et je l'empreinte. Je ne sais pas si un jour je le rendrai. J'en accepte les méandres. Tout au bout, un méat lumineux me donne la direction de l'espoir.

Une échappée que je n'ai pas rêvée mais que j'ai vécue ! 

lundi 27 juin 2016

Abus de pouvoir et prise d'otage

      Dans la sphère privée il arrive qu'on ait à utiliser des termes forts généralement destinés à la vie politique. 
     Dans le quotidien d'un couple mal bâti certaines forces en actions positionnent les protagonistes comme des pions d'échiquiers dont à la fin il ne demeure que le vainqueur...et c'est la fin du couple. Le couple ne vit sereinement que dans un équilibre de forces bien réparties entre 2 adultes consentants (cons-sentant....qu'on s'entend) et beaucoup de communication verbale ou non verbale sans parler de l'amour...vaste sujet !
      On peut se montrer l'amour par l'écoute, par les gestes, par la sexualité, par l'attention sans pour autant formuler quoi que ce soit. L'amour sait lire tout cela...et si la lecture ne se fait pas c'est que l'amour a été remplacé par la peur et tout ce qui en découle, par les névroses installées, les pièges de l'exaspération. Quand la coupe est pleine bien fort est celui qui peut l'empêcher de déborder !
     Dans la rupture, le chaos remplace les usages sages...personne ne reconnait l'autre paré comme un démon ! L'ange et le diable s'affrontent, chacun se prenant pour l'ange bien sur ! Mais le diable veille...il est là pour rendre les choses bien glauques parfois. Les incompatibilités ont dominé les sentiments. On se "désaime" et on s'en veut. selon le ciel adage "on se veut on s'enlace, on se lasse on s'en veut". On punit l'autre de ne pas avoir fait, ou d'avoir trop fait.
Et quand les sentiments ne sont pas bienvenus dans le débat, la crise tourne autour du matériel, Il faut gérer la séparation matérielle sous peine d'enlisement dans une situation sans suite. Séparer les lieux de vie, les comptes en banque, les objets porteur d'un titre de propriété. C'est mon livre, c'est ta chemise, rend moi ma clef... La difficulté à laisser l'autre partir "en vrai" va trouver là un magnifique territoire de stratégies de prolongations infinies... Je vais garder ses affaires, je ne vais plus lui répondre, je vais faire le mort, je vais disparaitre non pour moi mais par revanche. La curiosité étant la plus forte s'en suit une sorte d'espionnage par divers moyens peu avouables (réseaux sociaux divers, faux amis communs etc...selon l'imagination ou la machination...Et au lieu de disparaitre définitivement, on continue d'exister par l'exaspération suscitée chez l'autre. Et ainsi on retarde le moment fatidique de la vraie séparation, de la vraie explication éventuellement. On crée un faux lien en gardant l'autre en otage. On abuse de ce pouvoir non raisonnable ni raisonné de venger son ego malmené.
     C'est humain mais niveau école primaire, et c'est dommageable. Si on sème des clous, il faudra se torcher avec des tenailles ! C'est dans ce cas que les bons souvenirs disparaissent englués dans un magma de rage aveuglante; ou surnagent dans une condescendance affichée, et c'est affligeant ! On devient victime de sombres années perdues au profit d'un moins que rien au lieu de se réjouir des bons moments partagés malgré tout.
Adieu l'ami....garde ce que tu veux, je ne resterai pas en otage. Garde tout, moi je ne garde rien, j'élimine. 

jeudi 19 novembre 2015

Erreur de casting ?

Dans la vie il y a des castings qu’on ne maitrise pas et tant mieux ! Sinon choisirait on vraiment ses parents ? et ses enfants ?
Et puis une fois la distribution faite on ne revient pas dessus. Imaginez avoir 4 enfants qui chacun a ses propres revendications, quelle mère commune pourraient ils s’inventer ?
Donc la mère commune de 4 est un monstre protéiforme qui possède tous les désagréments cités par ses rejetons…mais aucune qualité consensuelle. CQFD
Cette mère peut elle se défaire de ses fonctions ? Peut on recaler une mère qui ne répond pas au casting alors qu’on est soi même si réussi ? c’est une contradiction absolue. Peut on annoncer à son enfant qu’il ne remplit pas les attentes de la position ?
Alors on va poser les choses de façon claire : les enfants ne posent pas de conditions comme les parents n’en n’ont pas posé. On prend les proches comme ils sont et on s’en accommode ou on se retire (de la succession etc…). Les enfants, après les nuits blanches et les couches culottes, grandissent et s’installent et les parents vieillissent. Ca s’appelle l’ordre des choses…
Doivent ils à leurs enfants de rester conformes à leurs envies ? de se plier aux desiderata des tyrans ? 
Pourquoi se conformer aux exigences quand on a le sentiment qu’on n’a rien de positif à apporter ? pour recevoir une petite tape sur la tête ? Le positif que la mère apporte n’est pas visible à l’oeil nu et requiert finesse et coeur. Qui blâmer quand ces conditions sont absentes ?
Depuis quand les parents doivent ils montrer patte blanche pour exister dans le vie de leurs enfants et petits enfants ? y a t il un examen ? est il symétrique ?
Quel prix accorde t on aux auteurs de nos jours ? Merci pour le boulot mais on a mieux à faire maintenant, pourrais tu disparaitre s’il te plait ?
Non il ne me plait pas et je plains les enfants adultes qu’ils sont devenus de se montrer ainsi à leur progéniture ! quel avenir se tricotent ils ? une froideur glaciale devant le lien de sang qui se perpétuera  en temps utile et plus vite qu’on l’espère.


C’est dommage de ne pas mériter sa mère ! vivre ensemble dans sa différence n’est pas une posture politique et théorique, c’est une expérience à vivre.

jeudi 5 novembre 2015

Lettre ouverte (ou rouge) à mes nénés.

Mes Nénés, 
Je vous ai accueillis, aimés, éduqués , encouragés , rendu autonomes et j'ai été fière de vous....37 ans ce n'est pas rien ! Et je suis fière de mon job ! 
Je dois dire qu'aujourd'hui je ne suis plus très fière de vous 3 et je n'aimerais pas être à votre place. Cette place est loin d'être un podium glorieux. Vous êtes tous les trois très serrés sur cette haute marche et le moindre mouvement de l'un d'entre vous pourrait vous faire chuter ! lequel serait responsable de la chute ?
Même si il est théoriquement admirable de se serrer les coudes dans une fratrie, il est imbécile de soutenir l'insoutenable. L'insoutenable c'est quand aucun bonheur ne découle de la position. Seul l'ego est bénéficiaire ! Que de souffrance pour un petit ego ridicule et ergoteur.
Je vous plains sincèrement parce que je ne vois pas par quelle pirouette vous allez retomber sur vos pieds. Certes la cohésion apparente de la fratrie semble vous donner "raison"… Mais face au miroir ? comment justifier la violence faite à la mère pour le bien-être de personne, pour la honte de tous ? Ce n'est pas en rendant le papa témoin et donc complice qu'on sort de la complaisance familiale. Au contraire, on s'y prélasse...
Certains d'entre vous se revendiquent catholiques. Alors relisez les 10 commandements et voyez au chapitre des parents quelle est la consigne. C'est la même consigne dans toutes les religions.
Si on est pas religieux mais qu'on est juriste on sait alors qu'on ne juge ni ne condamne sans l'audition du prévenu. Et que dire quand c'est la mère et que celle-ci n'est pas prévenue ? Pour qu'elle soit prévenue elle devrait être accusée et entendue. Avertie tout au moins afin de lui éviter les humiliations lors de situations inextricables. Vraiment je vous plains…
La famille est censée partager les fêtes de famille et je cite les anniversaire, noël, les naissances, les baptêmes, les mariages, les deuils et coups durs etc.Vous ai je fait défaut lors de vos coups durs ? 
Exclure sa propre mère de la famille c'est un peu comme de se tirer dans les pieds. Au-delà du défaut du cœur, c'est une idiotie. 
La famille, la vôtre, est à la veille de Noël et à la veille de 2 naissances. Voulez-vous vraiment traverser ces épisodes sans votre mère ? Quel en sera votre bénéfice ? Votre estime de vous-même ? Votre adéquation avec votre propre moral ? Et l'amour dans tout ça ?
Imaginez vos propres enfants dans cette situation et ayez de la compassion pour eux !
Chez vous je vois tous les méandres des raisonnements du cerveau mais je ne vois pas l'ombre de l'implication du cœur. Tout est cloisonné comme la famille. 
Comment pouvez-vous justifier votre attitude à vos propres yeux ? N'avez vous pas une autre piste ? Une autre latitude d'action ? Une ouverture ? 
La moindre des courtoisies serait de m'informer de la piste que vous souhaitez poursuivre. Le respect que vous me devez implique que je ne me retrouve jamais dans la situation d'humiliation publique et de méchanceté choisie (parmi d'autres possibilités) que j'ai vécue l'autre jour. Ce genre de situation me brise, et personne n'en bénéficie ! Que d'énergie négative perdue...
Depuis l'installation de F à Genève et L'arrivée de C, le climat familial a fortement changé. Tout le monde est derrière les exigeances de F. Pourquoi ? Faut-il toujours emboîter le pas aux donneurs d'ordres ? Chacun devrait garder son libre arbitre. Et je pense que votre forum sur WhatsApp ne dégouline pas d'amour, mais de beaucoup de jugements. Est-ce la votre direction ? Je sais que vous écrivez beaucoup, que vous vous écoutez mutuellement, mais en ce qui me concerne chacune de mes lettres est taxée comme insupportable. Si vous choisissez d'être injuste alors ayez l'amabilité de me prévenir. Je cesserai alors d'attendre de vous des comportements d'humanistes.
Je me demande simplement ce qui est sacré à vos yeux ? Et si le lien du sang ne l'est pas alors je vous plains encore plus parce que vous donnez un exemple qui se retournera contre vous. Vos enfants sont d'ores et déjà peu complaisants avec ce qui s'est passé la dernière fois. Ils se sont retrouvés témoins contre leur gré. Ils en ont été très secoués...
Il n'est peut-être pas trop tard pour réviser les copies, du moins je l'espère.
Je ne vous cache pas que je trouve votre posture extraordinairement arrogante. Vous êtes blanc comme neige et je suis la noiraude. Ça en deviendrait  risible si ce n'était fort triste.
J'espère que ma dissertation vous aura un peu ennuyés, qu'elle apportera encore une fois de l'eau à votre moulin… Mais moi j'aurais exprimé  pour une fois ce que je ressens. Et comme dit  Maria Pacôme dans le film "la crise" : "vos problèmes je m'en contrefous… ". Est-ce que ça vous convient ?


mardi 21 juillet 2015

crise de fils...

Quand dans une relation l'un des deux condescend à tolérer l'autre alors c'est mal barré. Une relation c'est comme un échange commercial. les deux parties doivent être gagnantes... Si on ne tolère l'autre qu'à condition qu'il efface toutes ses caractéristiques propres alors il n'y a pas de relation possible. Dans une relation mère fils il y a d'emblée un déséquilibre puisse que la mère aime inconditionnellement. Le fils lui semble aimer sous certaines conditions.
Quand le fils observe la mère en guettant la faute, en instruisant son procès à charge, il se positionne en juge et place sa mère en accusée. Pourquoi accepter une telle position si on est la mère ? Peut-être parce que l'on est désespérée ? Ce n'est pas mon cas, ce n'est plus mon cas. Si le fils pense qu'il a tout à perdre a laisser sa mère approcher de sa vie alors qu'il reste seul. 
Moi je pense avoir tout autant à donner qu'à recevoir, je pense être une personne qu'on a de la chance de connaître et fréquenter.
Quand mon fils me présente sa dulcinée de manière officielle alors je la considère comme une belle fille, comme ma belle-fille. Cette relation peut bien évidemment échapper au contrôle du fils… la belle-fille ne porte pas de tchador ! La mère non plus. La dictature du grand fils est fort désagréable. Comment contrôler ce que fait belle maman au retour de voyage ? Elle fait des petits cadeaux à ces deux belles filles de manière équitable. Elle associe la nouvelle belle-fille à la famille. Les lieux dits "de  famille" la concernent puisque qu'elle y passe et y passera des vacances (ou pas ?). Quand je l'associe à un envoi de photos concernant le chalet c'est un honneur que je lui fais. La seule réponse possible est de dire merci et éventuellement " c'est chouette les travaux". Mais puisque  la réponse est différente, puisqu'il y a un désir de dissociation alors je trouve extrêmement choquant de venir espionner les travaux quand ils sont terminés, avec femme et beau-père, en terrain conquis sans même se donner la peine de donner une appréciation positive du travail effectué. C'est choquant mais c'est surtout peinant. Et je ne vois pas bien qui sort bénéficiaire de cette prise de position qui projette sur moi une négativité extrêmement subjective, voir pathologique.
L'excuse consistant à se présenter comme subissant  une période chaotique est une insulte quand seule la mère est mise à l'écart. 
Entendre de la bouche de mon fils que je suis toxique et qu'il faut se protéger de moi n'est pas quelque chose qu'il est facile d'oublier.
Les crises de vie de mon fils ne le dispensent pas d'être un être humain de bonne qualité, gentil, bien élevé et attentif à ne pas blesser les autres.
Accessoirement il est envisageable de garder le respect parental comme ligne de conduite...cela semble  facultatif !? Il me semble avoir été un soutien sans faille tant sur le plan émotionnel que sur le plan matériel dans les différentes crises que mon fils a traversées. Il est extrêmement blessant alors de se voir reléguer au niveau d'un abcès qui gratte, qui démange et qu'il faut endormir et cacher. 
La vraie question est celle de l'amour qu'on porte a l'autre. Si il existe réellement alors l'autre devrait être accepté tel qu'il est. Mais on peut douter de son existence quand l'autre ne présente aucun attrait et suscite moult demandes d'ajustement. 

J'ai l'impression d'être la mère des mauvaises phases (perte de job, perte d'amour, perte d'estime : maman est là), mais pas des moments heureux. Quand mon fils est heureux, sa mère l'agace. Il me supporte car je le supporte entre 2 crises de gonzesses. Quand il est en couple il est au créneau !

vendredi 6 février 2015

fin de course...

Ces qq jours autour de la grande vieillesse de maman ont mis en exergue des émotions latentes et le système émotionnel instauré par les parents ou plutôt par maman dont le moyen de régner consistait à diviser. Quelques thérapies plus tard on s'est cru plus forts que le système, on a décodé, debrieffé, déjoué et tenté de nier.  On a voulu créer des liens entre nous en surmontant le système. Plus forts que nos rivalités, que nos observations mesquines, que nos sarcasmes déglingueurs, que nos mises en étiquettes, que nos moqueries kalachnikoff, que nos complicité factices, que nos jeux de rôles, que nos mises en scènes de notre merveilleuse famille (dont chaque membre lutte à coup de lexomil ou de bon-dieu, de curé ou de psy, plus fort que la nature ou que le conditionnement .....je constate l'échec cuisant de cette volonté d'être "normaux" et "gentils".
Chez nous il n'y a pas de gentils, seulement des combattants plus ou moins actifs ou lassés. Le calme plat ne signifie pas l'harmonie mais le manque d'énergie ou d'imagination. 

Je remarque que je n'aime personne dans cette fratrie malgré mon désir d'y arriver. Je remarque que je ne me sens pas aimée ni acceptée telle que je suis. Je connais un grand nombre de mes étiquettes blessantes et enfermantes mais le pire c'est qu'il m'arrive d'en découvrir de nouvelles dont je n'avais pas connaissance et qui se sont tissées à mon insu, avec la complicité des autres. Ca fait mal et ça tue la confiance. Je ne crois personne dans le clan, je décode tous les mensonges ordinaires par omission, par travestissement de la vérité, par désir de nuire ; les manigances subtiles pour avoir raison contre les autres, pour se positionner en héros, en premier de la classe, en chouchou de maman. Qui est le meilleur ? qui va gagner l'amour inconditionnel ? Personne et c'est ça le plus triste. Ce combat à mort pour ne rien gagner que la division et la critique, ou encore l'incapacité d'appartenir au clan, au groupe, à la famille et plus largement à la société. Mon réflexe de protection fût certainement la non appartenance, le déni de ma place, le refus d'en être, le refus d'obédience, la marginalisation....et ainsi l'incapacité de m'engager à fond pour quoi que ce fût. Aussi prendre le pli du débranchement sous la forme d'une naïve sotte (imbécile heureuse)à qui on prête des plans de Macchiavel !

Aujourd'hui les coups reçus et le désespoir de parvenir à quelque harmonie que ce soit me poussent à rompre enfin. A me situer en dehors. A officialiser mon déplaisir à la présence de mes frères et soeurs, aux interactions et aux faux semblants plus ou moins agressifs ou sournois, les rejets hautains, les mises à l'écart, les mises au tribunal, les jugements sans avocats.
Je souhaite renoncer au partage des objets de la famille, ceux de l'appartement de maman, de ne garder que la valeur neutre et marchande d'un cheque ! Je ne veux pas transmettre ni distribuer des objets chargés de maléfices même si leur esthétique est bonne. Je ne souhaite pas partager de moments avec les uns ou les autres en groupe ou en privé car je perçois toutes les ficelles et futures utilisations de mes propos, de mes attitudes, de mon look, de mes actes. Les marionnettes qui me font face croient tirer les ficelles....je m'esquive ! Il n'y a personne !
J'observe chez moi le besoin de crier, de haïr à voix haute et officiellement...cesser d'étouffer mes sentiments par des jugements et des consignes de bienséance, de bonne morale etc....Ma part d'ombre veut que je la reconnaisse et l'endosse. Qu'elle s'exprime en direct et pas en sous main.  Je ne veux plus être  coupée en 2 entre mon soit disant devoir (dicté par les autres) et mon consentement propre.
Il y a dans ma famille des gens que j'apprécie de loin mais dont je ne partage pas la vie, ni des moments. C'est un intérêt très théorique. Et puis il y a des personnes que je ne peux pas accepter. Hors famille ce seraient des ennemis de classe, d'obédience...de tout ! Je ne leur souhaite aucun mal, mais je ne me souhaite pas le mal ressenti en leur présence et sous leur regard. Ces fréquentations factices n'apportent rien de bon à personne.
Il n'y a quasiment personne dont la compagnie me fait réellement plaisir, et vice versa. (Le vice versa...)
Ma seule soeur d'enfance est Z. et je dois maintenant accepter que nos efforts passés d'entente n'ont pas porté les fruits escomptés, la bonne volonté n'a pas gagné.... Je préconise d'arrêter de mettre la barre si haute de vouloir y parvenir quand cette tentative crée autant de douleurs, de passion et si peu de réel bonheur. je ne perçois aucune joie autre que de rigueur, mise en scène, aucune fidélité sincère et beaucoup de trahisons actives (fréquenter les gens avec lesquels on est en mauvais terme en cachette ou en déni ou encore en provoc, mal parler derrière le dos, penser mal et faire semblant) Mieux vaut se libérer de cette mission impossible et vivre nos parts d'ombre respectives, sans complexe et sans regret.


Ma position actuelle n'est pas d'être fâchée et en colère avec qui que ce soit, ou agressive. Je souhaite juste reprendre ma liberté et ne pas fréquenter ma fratrie, sans discrimination, personne ! Cette position peut paraitre choquante mais honnêtement elle soulagera aussi tout le monde. Je ne vais pas déclarer de guerre, ni déclarer ma position mais disparaitre de leur champ de vision et de projection. Ne pas exister encore plus fort et de manière délibérée. disparaitre...ne plus rien exiger ou demander !

c'est qui qu'a commencé ?

Je peux en citer une liste non négligeable. Elles (ou ils aussi parfois, mais j'écris au féminin parce que ça correspond mieux à mon feeling)) furent de proches amies, des complices, des confidentes, des parties de moi même, des intimes de ma vie et réciproquement...je n'ignorais rien des sautes de coeurs, des langueurs et trépidations, des enthousiasmes et des larmes, des frères et soeurs, des amours plus ou moins officiels, bref on savait tout l'une de l'autre avec chacune.

On ne s'aime plus...on ne se voit plus et ça laisse un goût amer. Qui a dés-aimé en premier ? est ce que je me suis rendue odieuse pour une raison que j'ignore, ou ai je cessé d'aimer ? L'amertume tendrait à me faire penser que je suis victime de quelque chose mais si je suis vraiment honnête je ne suis pas sûre d'avoir de regrets. Le nombre laisserait penser que je suis au centre et que la périphérie s'éloigne par le rejet de moi. C'est surement une partie du truc. Mais pas tout.

Que se passe t il chez les autres ? J'ai gardé de l'adolescence l'idée qu'une amitié c'est sacré, c'est indestructible, que c'est un rempart contre le monde mauvais....mais dans ces cas auxquels je pense les "amies" ont trahi mon idée de l'amitié. Cette idée est romantique et absurde dans le monde réel. Mais la blessure aussi est réelle, même si plus ou moins consciemment je me suis débarrassé d'embarras et provoqué des ruptures, sans clash....des abandons.
Je garde aussi de l'égocentrisme de l'enfance la certitude que je suis aimée, aimable et aimante. au centre d'un système de liens très solides. Dans ma famille le mérite se comptait en nombre d'amis, l'échec en solitude....De ce fait je suis d'abord ébahie quand les choses ne se passent pas comme prévues. Puis je remets mon cerveau adulte dans le bon sens et je vois les liens avec les yeux des autres.

Je n'arrive pas à déterminer mon rôle dans ce jeu.
J'ai dés-aimé des gens
J'ai été dés-aimée et fuie
Ni l'un ni l'autre...
C'est juste que le mot amitié est galvaudé, romantique et absurde !  Dans la vraie vie  on côtoie des gens par vagues. L'amour éclate puis s'effiloche. c'est normal. C'est comme ça. C'est le contraire qui est névrose : l'attachement excessif qui devrait donner un sens à sa vie. C'est un peu comme la foi...Ça soulage tellement de l'avoir qu'on est prêt a inventer le bon Dieu !

Un bus en Islande


dimanche 27 avril 2014

pas de bras....

Pas de bras 
Pas de chocolat 
Pas de joie
Peu de jambes
Pas de jambe en l air
Un électron libre 
Sans valence, 
Tout le monde s'en balance !
La tête comme un gruyère
Mémoire de poisson rouge
Pas d' avenir pour ce corps là !
Quant au cœur
Il provoque le malheur
C'est unanime
Il est temps que la toxique
S'efface sans musique 
Et ne puisse plus dominer
Des pauv´ zenfants mal nés

"tu fus une bonne mère"
me dit ma fille devenue mère
puis se reprend
"enfin au début"
de mon job je suis fière
personne n'est au rebut
sauf la mère nourricière 

qui ma foi, est fort déçue...

rap de rom, pas de reum



Damned if you do
Damned if you dont
Damned if you stay
Damned if you leave
Damned if you live
Damned if you die
Damned if you speak
Damned if you dont
Damned if you buy wrong
Damned if you choose right
damned if you're right...
Damned if you spoil
It means you buy guys
Kill yourself 
but make it an accident
So we can cry and feel 
Not the guilt
But the relief of the soul
Of the mind
T es pas de la mifa !
T as pas passé l admission
T'as fini ta mission
On a quitté ta maison
Non ?
Alors chacun sa vie
Chacun son chemin
Donne pas ton avis

Et garde ta vie de chien

samedi 12 octobre 2013

poisson rouge ou comment survivre à tout ça !

Le poisson rouge est serein, il a déjà oublié l'outrage que sa poissonne ou que son voisin lui a fait subir. Son koy de voisin ne l'a pas salué ce matin, sans raison ... il n'a pas fait mine de s'excuser ou de regretter !
Le meilleur moyen que son passé ou que ses souffrances lui soient épargnés est de les oublier. L'oubli est le procédé le plus efficace contre les remontées acides qui pourrissent la digestion après ingestion. Ingérer des poisons est toxique ! Le poison est là pour faire de la pensée le territoire de la culpabilité, de la mauvaise conscience, du malheur des pensées qui virevoltent, qui obsèdent, qui polluent par leur récurrence amère. Le poison est fauteur de troubles. Le poison agit pour faire honte à celui qui l'absorbe, pas à celui qui le prescrit ! Le poison manipule les crédules et les coincent en eaux troubles.

Si j'oublie tout c'est qu'il faut tout oublier pour survivre à mes turbulences intérieures, chasser le mal par tous les ports de mon corps, les porcs qui m'entourent, les pores de mon âme. Oublier les échecs et défis non relevés, oublier les entreprises ratées, les enfants mal élevés, les élèves mal enfantés, les amis qui n'en sont pas, les faux amis et les faux pas, faut pas ressasser....mais faut pas déconner ! qui peut oublier si ce n'est en rendant mayonnaise le disque dur ? Car ça marche, enfin souvent ! Oublie-t-on l'enfance, l'enfance de lard, l'art de l'enfance qui subit et triomphe par une gloire honteuse, l'enfance qui nous colle une famille sur le dos de la cuillère, un dos d'âne du destin qu'on se coltine en vain. C'est assez dit le bas de laine qui se cache à l'eau comme le poisson qui coule dans l'oubli.....

Et la colère ? avez vous déjà vu un poisson l'écume aux naseaux ? Un poisson plein de poison, qui crache son venin et ravale l'amertume...dans son bain rien ne transparait, l'eau est limpide et transparente, pas parente mais amie ! Elle efface les ennuis sans qu'elle les nie mais en les lavant avant de remonter au grand jour comme une bulle qui éclos à la surface de l'onde de choc quand on réalise l'affront du désamour....


samedi 7 septembre 2013

livre d'images

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dimanche 11 août 2013

Territorialité Houataise : la légitimité !

Plus le territoire est petit plus le sentiment de lien est fort et passionnel. C'est en tous cas ma conclusion pseudo scientifique  d'une observation peu objective d'un phénomène auquel ma présence induit un biais évident....Donc rien de rigoureux dans ce qui suit, juste des supputations délirantes d'un être doué d'une sensibilité exacerbée !!!
Si le territoire s'appelle HOUAT (petite ile du Morbihan au large de Quiberon, Bretagne sud) alors les passions se déchainent l'air de rien, l'air de ne pas y toucher, l'air indifférent presque mais cette légèreté est tout à fait feinte. Il n'y a rien de léger à Houat, ni la lande ni les gens.
L'ile d'abord est un rocher acéré sur sa côte sud et attendri par la fougère sur sa côte nord. Mais la fougère ne trompe personne : l'ile est rude point barre. Rien n'y pousse ou presque, quasiment pas d'arbres (sauf les récentes plantations acharnées des estivants propriétaires), pas de fleurs. Pas d'animaux dans la lande autres que des lapins mixomateux et quelques faisans importés avec les roses trémières et très récemment les agapanthes.
La pêche a permis aux habitants, les vrais, ceux d'origine, de survivre même si elle a tué pas mal quand même. Ici on vit et on meurt...c'est selon sa chance. Pas de douceur, pas de câlins ...ici on survit et seuls les forts y trouvent du confort. Les autres galèrent... Avez vous déjà vu des galériens épanouis et bienveillants ? à Houat on n'a pas cette faiblesse, on blesse dès que possible comme si on s'octroyait un crédit. Un coup d'avance en quelque sorte....
Il fut un temps lointain ou l'église, le recteur et l'absence de télé fédéraient les villageois autour du cidre ou de la bière, ou les échanges allaient bon train mais pas en parole. A Houat on échange tacitement, on ne parle pas, on est des taiseux...
Les estivants sont venus peu à peu, au compte goutte. Les plus authentiquement épris de simplicité rustique et maritime tout d'abord. Ils campaient loin du village. Ils étaient vaguement tolérés mais peu appréciés. Même leurs sous ne tentaient pas les gens qui n'en avait peu l'usage. Mais leur amour sincère, leur acharnement a porté des fruits et des maisons abandonnées se sont transformées en cabanons d'été pour parisiens en mal d'authenticité. Là ils ont été servis... Une authentique hostilité, un authentique mépris. Quelques larcins plus loin, et quelques pillages plus tard, les enfants des uns ont joué avec les enfants des autres et l'étranger est devenu moins étrange, comme dans les colonies ! Mais les locaux sont restés attentifs à ne pas s'assimiler...les plus fauchés ont vendu les maisons des grand'mères, les indivisions les plus improbables se sont réunies...Il suffisaient d'attendre des nouvelles des 7 cousins partis gagner leur pain sur de gros bâtiments très loin, St Pierre et Miquelon, Les iles lointaines....les nouvelles pouvaient mettre 15 ans à arriver ! les parisiens étaient tenaces et les Houâtais pauvres !
Nous arrivons 100 ans plus tard (âge des premiers baux emphytéotiques) à la période qui nous intéresse : Hic et nunc, ici et maintenant.
La période que je suis en mesure d'observer a 37 ans cette année. Je suis devenue "légitime" à mes yeux le jour de juin 1976 ou mon fiancé m'a ouvert sa maisonnette reçue en héritage. Ni eau ni électricité, une excentricité de vacanciers !  Il nous a fallu 10 ans pour l'investir de sa nouvelle fonction : maison de famille passionnément aimée dans une ile d'élite ! Nous étions les "happy few"fiers d'en être !
L'ile a changé, l'électricité s'est répandue et la télé avec, on a cessé d'aller chercher l'eau au puît et d'y discuter les nouvelles du jour, on a même goudronné les chemins à la suite de débats houleux qui animent encore les amoureux du pur et dur !
Le nombre de vacanciers s'est multiplié, les authentiques autochtones ont fui le village et se sont installés dans de belles villas flambant neuves aux abords du nouveau port. (L'ancien port a subi une tempête qui l'a ensablé en une nuit....Il ne s'en est jamais remis !). Il y a eu 2 sortes de vacanciers : les discrets et modestes qui acceptaient leur étiquette de vacanciers, qui ne se prenaient pas pour des loups de mer aguerris, qui ne singeaient pas le Houâtais d'origine. Et puis les autres ! Des facheux....qui semaient un climat d'illégitimité autour d'eux. On en était ou on n'en était pas ! Le club fermé des légitimes aristocrates d'opérettes de Houat auto proclamés. (Oper'Houat !). Ceux là sont restés facilement reconnaissables : ils marchent l'air fermé et rude des locaux, s'habillent de vareuses délavées et de shorts percés, singeant la pauvreté et la simplicité, ils sont cul et chemise avec 1 ou 2 alcooliques ou pêcheurs ou les 2 afin de montrer leur intégration donc leur légitimité territoriale. Leurs maisons sont pleines de filets de pêche et autre flotteurs de verre. Et ils toisent les pauvres pêcheurs, je veux dire les vrais touristes, vacanciers assumant leur position, ne dépassant pas les limites de la décence et de la dignité, qui admirent l'ile avec des yeux neufs, sans prétention, sans obligation pseudo intellectuelle et esthétisante du BON gout des gens BIENS....
Si la vie vous pose sur l'ile en toute légitimité et que les cahots conjugaux décident d'un momentané exil politique, alors les langues se déchainent, on crache sur ce que l'on a embrassé, car ici c n'est pas l'être qui compte, on n'aime personne, mais la connaissance et la reconnaissance. La non reconnaissance même momentanée vous illégitimise ! La population parigo-arrogante s'octroie des droits quasi divins sur votre pauvre personne, déjà blessée par sa propre histoire, et vous voue aux gémonies. Vous vous mettez alors à entendre des voix derrière votre dos qui commentent vos crimes imaginaires.
Curieusement les autochtones frustres et méprisés bien que courtisés bassement vous parlent alors enfin ! ils reconnaissent en vous l'ennemie de leurs ennemis. Ils vous parlent des autres, des méchants, des hautains, des vilains avec une humanité compatissante et vous prient de trouver ci joint leur affection ! Moment  touchant et savoureux.
Le temps passe et soigne toutes les plaies ou presque. La vérité finit toujours par ressortir au grand jour. La bêtise humaine par contre est solide dans ses bottes, même le nez dans le sale, et pollue le bon air breton de ses remugles métropolitains.
L'ile déchaine des passions et soigne les plaies. Elle ne laisse personne indifférent surtout quand on y a planté des racines aériennes si subtilement ancrées. On y revient ou on la hait. Pas d'entre deux. Le retour est commenté, salué, méprisé, abhorré, fêté...rarement indifférent.
Quand on souffre sur l'ile c'est comme quand on se fait piquer par une ortie : il y a toujours dans le périmètre ce qu'il faut pour traiter la blessure !



















mercredi 29 mai 2013

Se taire pour bien dire



Quel pouvoir ont les mots ? les jolis mots, les gros mots, les mots pour te plaire, les mots qui blessent, les mots tus et bouche cousue...Les non dits et les trop dits.
Il faudrait créer un comité de lutte contre le pouvoir abusif des mots, la cruauté des maux, la dictature de l'expression verbale, le procès verbal, le verbe qu'on ressasse des jours entiers, les insultes, les moqueries, la méchanceté des mots.
je vote qu'on devrait pouvoir déshabiller un son de son sens, un mot de sa sémantique....toc et que le mot "cheval" puisse signifier "jolie fille" aussi bien que "boucherie chevaline" ou "fille trop grande" ou "pmu"........
mais je suis bien trop ambitieuse ! Lisez plutôt " j'aime les promenades au clair de lune avec mon bien aimé" et ainsi la critique que je m"adressais devient une phrase douce et sans piège....du fiel au miel.
Bref je refuse qu'un seul mot puisse transformer une belle journée en déprime, une légèreté en lourdeur, une tranquillité en tristesse, un baiser en douleur ! Unissons nous contre la dictature du sens et que les mots deviennent insensés à l'envie à l'anarchie.
Les mots de gauches ne sont pas sinistres, les mots de droite n'ont pas le droit d'être droits, mais les mots dits sont souvent maudits, quand les mots tus tuent tout de même.
et vive le chat Rabia pour la paix des échanges et les échanges de paix

vendredi 17 mai 2013

les gros yeux

regards sur la grande bleue

un rêve un peu fou

Quand plusieurs rêves collusionnent...Brain storming familial.

Mon premier rêve c'est la construction d'une maison ménageant au mieux l'écologie et mes finances, une isolation parfaite, un chauffage par le soleil ou les énergies renouvelables, un design high tech...de la lumière, du soleil, du terrain, de l'eau....On revend même nos KW à l'EDF !
Des maisons cubes individuelles, en bois et verre (triple !) autour d'un espace commun, et determinant sur l'extérieur des espaces privés.
Mon autre rêve est un lieu familial ou chacun est légitimement chez soi, donc un lieu dont les regles de vie sont pensées, les règlements de propriété aussi : chacun de mes enfants est également propriétaire et investi dans son propre lieu. On pourrait dire un hameau familial. Les réunions de familles peuvent s'y dérouler mais aussi des retraites solitaires dans un domaine aimé.
La vie doit y être douce....des bâtiments clairs et beaux, indépendants les uns des autres. Des terrasses privées à chaque maison, ainsi que des parties communes : jardin, piscine, terrasse de famille.
Chacun de mes enfants reçoit un titre de propriété et s'engage à entretenir son lot. Les décisions sont collégiales. Le but est la pérennité de l'ensemble...l'usage de l'héritage est déterminé mais la jouissance est immédiate (pas besoin d'attendre la mort de môman).
On peut imaginer des jeunes enfants venant seuls, avec la présence d'un adulte de la famille dans la maison d'à coté, une maman qui vieillit avec la certitude que l'année sera ponctuée de visites joyeuses...On peut imaginer la requisition de l'ensemble pour une fête privée (les 40 ans de qq qui ne veut que ses amis à  sa fête) etc...plein d'avantages donc !
Les inconvénients existent : devoir de lieux quand on a envie d'aller faire autre chose ailleurs...oui mais chaque batiment peut être mis à la location semainière pendant la saison. Besoin d'intimité avec sa propre famille : oui mais on peut jouer sur les dates ou sur son autonomie psychique ! ou sur le dialogue. Bref des solutions existent !
Adultes et enfants ont leurs spots plaisir : piscine (bio svp, avec plage et couloir de nage), trampoline, balançoires et tas de sable, solarium, sauna (?), table pour les dejeuners en commun, pour les dej des enfants etc....
La piscine est sécurisée absolument et à quelque distance de la maison. Personne n'a à subir des cris stridents des kids....
Plusieurs jardins se côtoient : potager, fleurs, arbres fruitiers, plantes d'ornement, champs sauvage, mais bien sur des lauriers roses et des roses trémières....
Il y a un village pas loin, on est à moins de 4h de Genéve, on peut aller passer une journée à Aix, Toulon, ou sur le bord de mer distant d'une toute petite heure...
Ce n'est pas une utopie même si pour le moment seules mes fonctions oniriques ont fonctionné !
Les enfants, comparons nos rêves !


jeudi 16 mai 2013

Ouf je reste !

Quand j'ai ressenti les gens qui visitaient ma maison comme des envahisseurs je me suis posé des questions..ou plutôt j'ai cessé de m'en poser : j'avais la réponse ! Je n'ai pas envie de vendre...
J'ai seulement besoin de revisiter mes habitudes de vie, mes besoins, mes manques : ma famille principalement...et bien sur quelques amis.
Mais ma vie ici c'est aussi l'occasion de recevoir des tas de gens, d'amis, de connaissance, d'hôtes que je ne voyais pas de cette manière et avec cette intensité, cette qualité auparavant. Entre les visites je suis libre, je suis créative, je peux rêver en toute quietude. Cette maison est le lieux de tous ces possibles là. C'est aussi le point de départ de balades dans le Maroc, à quelques heures de route, dans des endroits magnifiques voire merveilleux.
Personne ne peut m'obliger à subir cette maison...surtout moi. C'est là la plus grande liberation : je ne dois rien à personne, je ne dois pas justifier un choix par un devoir, je ne dois pas m'imposer une punition pour avoir décidé abruptement une option de vie imprévue et fantasque. Ma maison est un plus, pas une prison. Je suis libre d'en profiter, libre de ne pas en souffrir plus que de raison. J'ai le droit de rentrer en Europe, d'y passer autant de temps que je veux, de ne pas passer tout mon temps ici ! A moi de me laisser guider par une alternance positive.
Quand je suis trop longtemps ici, je me coupe trop des enfants et certains écarts se creusent. D'autres au contraire se comblent quand la sur-cohabitation laisse la place à une délicieuse distance. Les liens changent de forme, à moi de garder une harmonie dans le changement.
Ma maison est pleine de charme, de lumière, de couleurs, de potentiel, d'accueil, de silence, de vie aussi....et la vue depuis la terrasse est unique, précieuse.
La cité est une enclave elitiste. Seuls les habitants en sentent le pouls qui rythme sa vie, parfois calmement, parfois fiévreusement et même violemment aussi ! Ce pouls marque une appartenance, une familiarité, une sororité (fraternité) qui me donne le sentiment d'être importante, vivante, accueillie, protégée mais parfois sollicité dans une sorte d'exigence qu'on exerce seulement sur les proches.
Cette maison me donne donc une forme de famille. Je me sens des liens, des devoirs, des privilèges.
Et comme dans toutes les familles, il est classique d'avoir besoin d'air et de retour sur soi, besoin de ne pas y être, pour mieux y revenir !!

samedi 20 avril 2013

to sell or not to sell : hésiter c'est ne pas savoir !

Ma petite maison...je l'aime bien et pourtant je n'y suis pas super bien.
 Ma maison est un ensemble, une partie d'un tout.
Ma maison est parfaite....Mais...
Elle est située au bord de l'eau, de l'atlantique dans une zone ou la baignade est dangereuse, ou la plage n'est pas fréquentable pour une femme seule, ou les murs suintent d'humidité, dans une cité un peu sale et un peu bruyante, ou l'été la vie y est infernale. La ville accueillant tous les marocains qui ont trop chaud à l'interieur des terres, donc quelques millions !!!
Elle est au Maroc ou les administrations sont très procédurières et rendent la vie quotidienne assez casse tête, tres dure pour les nerfs, assez incohérente, arbitraire aussi. Si on n'est pas la femme d'un homme, notre voix a du mal à raisonner ! Lassitude administrative...qui sera pareille ailleurs dans ce pays !
Ma maison est mauvaise pour mes articulations arthritiques si j'y vis trop longtemps.
To be or not to be a residente ?
To sell or not to sell
To buy or not to buy (ailleurs)
Ma maison a un excellent ratio de qualité par rapport à l'investissement. Elle peut rester un joli point de chute pour des séjours touristiques si je vis en Europe ou une charge si je veux vivre ailleurs au Maroc.
Si je la vends "bien" c'est mieux que si je la vends "bof".
Une fois vendue mes sous resteront sans doute au Maroc, alors qu'en faire ? acheter....case départ (ou rester).
Que faire de mes meubles ? j'ai de quoi meubler une maison avec 3 chambres....
Ailleurs ou j'aimerais éventuellement m'installer c'est très cher. La qualité de mon logement sera nettement inférieure à la qualité actuelle même si je double la mise.
Aie aie aie
Que faire si ce n'est s'en remettre au destin : mon acheteur présumé saura t il me faire une proposition non refusable ? si c'est le cas, je vends...sinon je garde ! La balle est dans son camp...

samedi 13 avril 2013

Inspiration

Dans l'art il y a l'art et la manière. La manière est un truc, un tic, une habitude, un style, une méthode, une manie....Dans l'art il y a l'inspiration sauvage et la réalisation qui parfois se police un peu trop, parfois pas assez ! c'est alors abscons comme la lune dont on est sensé tirer son influx.
Parfois c'est l'inspiration qui est trop polie, trop jolie, trop assagie, trop intellectuelle. Elle devient une construction et plus un souffle. L'idéal c'est quand le souffle décoiffe, quand il se fait maelstrom, chergui, föhn, bourrasque, simoun, ouragan, tornade ou simple brise. Mais que ca remue de soi même, sans soufflerie gonflante.
Puis il y a la mise en plis, la mise en forme. Quand la forme trahit le fond l'art s'efface devant le labeur ou l'absence de talent. Quand la forme est tellement convenue qu'elle est un procédé, quand la forme est si travaillée qu'elle devient de l'artisanat, quand la forme se déforme, quand l'auteur n'y reconnait ni père ni mère, quand l'émotion ne passe plus, alors l'art est raté. Le lard est athée  le cochon est tâté ..mais là je délire ma parole, je dis vague et mens, je m'emporte autant dans le vent que dans la tempête en aout  et la caravane passe.
Quand on prend une toile (blanche) le choix qui s'offre est infini mais il n'y aura qu'une création. Trancher dans les possibles, dans le vif du sujet ou dans le mort autant ! Les choix sont cornéliens alors mieux vaut se retirer et laisser faire le vent, l'esprit et se laisser guider par ce souffle si dérangeant qui veut qu'on lui obéisse tout en se laissant délirer, dériver, déranger, décoiffer, se salir, se brouiller. Il vient alors, si on a de la chance et de l'inspiration, une clarté dans les ténèbres, une lueur au fond de la perdition et peu à peu une voie se crée, une voix se laisse entendre qui mène ou elle mène et il arrive qu'on assiste au miracle : ca marche...ca court, ca arrive quelque part, c'est une surprise, une joie, une peine, une tristesse aussi de n'être que si peu, d'avoir juste été inspirée, de n'y être que pour peu. Mais la toile est là, elle touche, elle parle, se raconte ou se contente d'exister intensément quand son auteur expire enfin...
Combien de déprimes, de vides, de creux, de désillusions, de déceptions, de mépris, de mal pris, de flagellation on traverse quand il ne se passe rien ! Rien de rien et on regrette tout, tout en calant, en vouant aux gémonies l'idée idiote de s'être un jour acheté des pinceaux, des couleurs avec l'arrogance d'en faire quelque chose...de beau ? de touchant ? de décoratif ? d'expressif ? d'artistique toc ? des heures, des jours, des mois ou rien ne se passe, ou tout est remis en cause, en questions sans réponses. Moi, j'en passe et des meilleurs comme des pires...je transpire ! j'exsude l'amertume de ma nullité en goutte à goutte centripète, je me vide de ma substance.
Et puis la crise s'épuise...en mars ca repart ! un nouveau vent de giboulées vient à nouveau me décoiffer. Et moi de sourire....aux anges et aux démons déments qui m'ont fait plier et continuer.