Point d'infléxion
des réflexions
de l'intuition
un virage
du courage
et l'horizon réapparait...
plein de projet
plein d'allant
plein de joie
plein de sérénité
Il fallait juste que le puzzle longtemps tricoté se mette en place...
dimanche 21 août 2011
samedi 18 juin 2011
l'amère, le fil et l'esprit sain.....
Mon cerveau est triste il ne s'accroche pas......je perds le fil. Je commence une pensée et quasi immédiatement elle fond. J'essaye de retrouver le fil, je recolle les morceaux, parfois j'y parviens.......souvent non ! Je perds le fil de mes itinéraires, je suis en voiture et tout à coup un flash d'angoisse : ou est ce que je suis sensée aller ? Ca peut prendre un temps avant que je retrouve le fil qui me conduit.
A force de vivre l'instant présent je perds le passé et je n'envisage pas l'avenir. Du coup le présent n'est pas relié. Il est vide de sens. Je suis au milieu d'une mosaïque et ne sais ou me diriger. C'est un peu comme quand je chantais des chansons en anglais à l'époque ou je ne le parlais pas. Je connaissais la phonétique de la chanson mais une simple interruption me la faisait reprendre n'importe ou. Je finissais une phrase que je n'avais pas commencé. Il n'y avait aucun fil, juste une succession de phonèmes dont la séquence ne signifiait rien. C'est comme ça que je me sens maintenant avec ma tête....
Il y a une similitude entre la perception de ma phrase commencée et perdue de vue avec la perception de ma vie. Il en résulte le sentiment qu'il faut que je me concentre, qu'il faut que je m'accroche, que je ne lâche pas le fil d'Ariane...Mais là, mes réflexes de tendance Bouddhiste me disent : lâche prise.......seul le présent est à vivre ! le passé est fini, on n'a pas prise sur lui et le futur n'est pas là.....Alors une autre petite voix plus cognitive me dit : le passé est ton stock d'info, le présent est la phase d'élaboration et le futur le terrain d'application......Accroche toi !
Plus je suis perdue plus je me perds sévère.....J'ai besoin de repères, de coups de fil, de liens, d'une bouée dans l'océan de mes pensées fractionnées, d'amour quand je n'ai rien à donner.....Bref d'un miracle
Aide toi, le ciel t'aidera dit ma petite voix (fait chier celle là)
A force de vivre l'instant présent je perds le passé et je n'envisage pas l'avenir. Du coup le présent n'est pas relié. Il est vide de sens. Je suis au milieu d'une mosaïque et ne sais ou me diriger. C'est un peu comme quand je chantais des chansons en anglais à l'époque ou je ne le parlais pas. Je connaissais la phonétique de la chanson mais une simple interruption me la faisait reprendre n'importe ou. Je finissais une phrase que je n'avais pas commencé. Il n'y avait aucun fil, juste une succession de phonèmes dont la séquence ne signifiait rien. C'est comme ça que je me sens maintenant avec ma tête....
Il y a une similitude entre la perception de ma phrase commencée et perdue de vue avec la perception de ma vie. Il en résulte le sentiment qu'il faut que je me concentre, qu'il faut que je m'accroche, que je ne lâche pas le fil d'Ariane...Mais là, mes réflexes de tendance Bouddhiste me disent : lâche prise.......seul le présent est à vivre ! le passé est fini, on n'a pas prise sur lui et le futur n'est pas là.....Alors une autre petite voix plus cognitive me dit : le passé est ton stock d'info, le présent est la phase d'élaboration et le futur le terrain d'application......Accroche toi !
Plus je suis perdue plus je me perds sévère.....J'ai besoin de repères, de coups de fil, de liens, d'une bouée dans l'océan de mes pensées fractionnées, d'amour quand je n'ai rien à donner.....Bref d'un miracle
Aide toi, le ciel t'aidera dit ma petite voix (fait chier celle là)
vendredi 17 juin 2011
suspense
examens médicaux
pas de résultats encore
pas de couperet encore tombé...
on peut encore rêver
à son été
mais la peur rode
tout est noué
et ça fait chier....
peux pas marcher
juste la télé....
et ces salauds de publicitaires mettent "casta Diva" sur le parfum, sur le café, sur tout !
comment croire à la vie ?
hello blog siphon canalisation espérons
et moi,
petit patapon...un tas en tapon.
pas de résultats encore
pas de couperet encore tombé...
on peut encore rêver
à son été
mais la peur rode
tout est noué
et ça fait chier....
peux pas marcher
juste la télé....
et ces salauds de publicitaires mettent "casta Diva" sur le parfum, sur le café, sur tout !
comment croire à la vie ?
hello blog siphon canalisation espérons
et moi,
petit patapon...un tas en tapon.
samedi 11 juin 2011
la retraite
Dans 15 jours c'est la retraite....Je vais changer de statut, je ne serai plus la mère salariée par son ex-mari pour servir les intérêts du petit et lui assurer la sécurité physique, affective et sociale au quotidien. Je serai ....rien de précis....juste une femme seule et boiteuse.
Mon avenir se laissait dessiner par des images : je voyais des vacances en famille au chalet, je voyais des wends chaleureux et des semaines tranquilles, des voyages et des projets de maison au soleil ou les enfants viendraient se ressourcer, er aussi beaucoup de moments solitaires mais sereins et profonds.
La réalité s'annonce moins drôle.
Physiquement je ne suis pas en forme et ne peux faire de projets ou les jambes sont nécessaires.....pas de jardins, pas de voyages, pas d'autonomie réelle, pas de vie à la campagne seule, pas de ski....
Les grands enfants ont peu de vacances et le chalet n'est pas exotique...on ne va quand même pas y passer des vacances....et puis on ne s'y repose pas........?????????? Et puis je ne suis pas drôle.....l'amertume me gagne, avec l'anxiété et c'est pas sexy !!! Donc j'y serai seule, ou n'y serai pas.
De ce fait, la retraite se passe à plusieurs niveaux, c'est un changement global à la fois dans le quotidien : le petit quitte le nid pour être pris en charge par papa, passe son bac et s'envole....Normal ! sauf que ça fait 32 ans que j'étais au poste. Mais c'est aussi un changement dans la projection future car ce que je souhaitais s'avère impossible....et je ne peux pas puiser la force qui me manque dans l'énergie d'un co-pain ! Je ne vais pas bâtir ma maison au Maroc, je ne vais pas m'occuper d'un jardin, je ne vais pas parcourir la planète à cloche-pied. C'est encore un changement dans la géographie : à quoi bon vivre à Geneve si je n'y ai pas d'activité....Dois je juste dépendre de mes enfants ? Mes amis ont globalement déserté après une expatriation et 2 divorces.
Bref je ne suis pas joyeuse en ce moment face à ce nouveau départ qui stagne dans la tristesse. Les bras ballants et envie de rien....
Mon avenir se laissait dessiner par des images : je voyais des vacances en famille au chalet, je voyais des wends chaleureux et des semaines tranquilles, des voyages et des projets de maison au soleil ou les enfants viendraient se ressourcer, er aussi beaucoup de moments solitaires mais sereins et profonds.
La réalité s'annonce moins drôle.
Physiquement je ne suis pas en forme et ne peux faire de projets ou les jambes sont nécessaires.....pas de jardins, pas de voyages, pas d'autonomie réelle, pas de vie à la campagne seule, pas de ski....
Les grands enfants ont peu de vacances et le chalet n'est pas exotique...on ne va quand même pas y passer des vacances....et puis on ne s'y repose pas........?????????? Et puis je ne suis pas drôle.....l'amertume me gagne, avec l'anxiété et c'est pas sexy !!! Donc j'y serai seule, ou n'y serai pas.
De ce fait, la retraite se passe à plusieurs niveaux, c'est un changement global à la fois dans le quotidien : le petit quitte le nid pour être pris en charge par papa, passe son bac et s'envole....Normal ! sauf que ça fait 32 ans que j'étais au poste. Mais c'est aussi un changement dans la projection future car ce que je souhaitais s'avère impossible....et je ne peux pas puiser la force qui me manque dans l'énergie d'un co-pain ! Je ne vais pas bâtir ma maison au Maroc, je ne vais pas m'occuper d'un jardin, je ne vais pas parcourir la planète à cloche-pied. C'est encore un changement dans la géographie : à quoi bon vivre à Geneve si je n'y ai pas d'activité....Dois je juste dépendre de mes enfants ? Mes amis ont globalement déserté après une expatriation et 2 divorces.
Bref je ne suis pas joyeuse en ce moment face à ce nouveau départ qui stagne dans la tristesse. Les bras ballants et envie de rien....
dimanche 29 mai 2011
Fête des mères
"L’amour d’une mère c’est comme l’air: c’est tellement banal qu’on ne le remarque même pas. Jusqu’à ce qu’on en manque. "
Mais si on n'en manque pas, alors on peut passer pas mal de temps sans gratitude, sans conscience du précieux atout....Parfois on a envie de le retirer pour secouer le cocotier, mais ça ne marche pas tellement. La certitude d'être aimés est vivace chez certains et donne la sécurité nécessaire pour tout tenter pour jouer avec ce fil, le tendre à l'extrême, éprouver sa solidité. Et si pendant une courte période cela semble se fragiliser, c'est juste pour le piquant frisson d'une autonomie chèrement gagnée !
Pas étonnant que les mères vieillissent !!! Mais quand elles sont bien ridées, une nouvelle tendresse arrive parce qu'à son tour on est devenu parent....
c'est le cycle de la vie, de la biologie....
Mais si on n'en manque pas, alors on peut passer pas mal de temps sans gratitude, sans conscience du précieux atout....Parfois on a envie de le retirer pour secouer le cocotier, mais ça ne marche pas tellement. La certitude d'être aimés est vivace chez certains et donne la sécurité nécessaire pour tout tenter pour jouer avec ce fil, le tendre à l'extrême, éprouver sa solidité. Et si pendant une courte période cela semble se fragiliser, c'est juste pour le piquant frisson d'une autonomie chèrement gagnée !
Pas étonnant que les mères vieillissent !!! Mais quand elles sont bien ridées, une nouvelle tendresse arrive parce qu'à son tour on est devenu parent....
c'est le cycle de la vie, de la biologie....
vendredi 27 mai 2011
Shalimar salit mal
Plusieurs fois par jour (devant mon poste de TV) je suis choquée et gênée par cette publicité de Guerlain montrant une très très jeune fille, une enfant quasiment, nue et lascive, offerte au regard, offerte tout court avec comme seule parure une touche de Shalimar. Elle est jolie et donc douce à regarder. Chaque voyeur trouvera une raison à cette étalage....Moi, je suis écoeurée par cette incitation pédophile, malsaine et normalisante. On finirait presque par ne plus être choqué et ça, ce serait le pire. On perd par le matraquage télévisuel tout élan d'indignation. Il est de bon ton de ne se choquer de rien, de parler d'art et de créativité. Les gens qui se choquent ne sont pas cool, pas ouverts....
Qui aimerait voir sa fille de 13 ou 14 ans poser de la sorte ? Comment s'étonner des positions extrêmes des Islamistes quand notre comportement est tellement extrémiste aussi ? Les extrêmes se retrouvent proches....
Cette publicité me fait violence. Pas vous ?
Qui aimerait voir sa fille de 13 ou 14 ans poser de la sorte ? Comment s'étonner des positions extrêmes des Islamistes quand notre comportement est tellement extrémiste aussi ? Les extrêmes se retrouvent proches....
Cette publicité me fait violence. Pas vous ?
Point d'inflexion
Il n'est pas rare de contempler sa propre vie et d'y voir tout à coup un point d'inflexion qui nous fait sentir qu'il y a un "avant" et un "après". Un jour ou une période qui coupe notre vie, laissant souvenir de 2 personnes presque distinctes. Il en est de même dans la vie des pays, dans la vie des familles et de tous regroupements humains.
Le point d'inflexion peut être une subtile bascule entre une ascension et une re-descente, ou peut aussi bien être un coup de massue qui brise un élan, une pierre jetée dans une onde sereine....
Prenons quelques exemples :
Les USA et le 11 septembre
DSK et le 14 mai 2011
La Yougoslavie et Srebrenica
l'Allemagne et l'holocauste
Easyjet et le lowcost (ho c'est moche....)
Le Japon et le séisme
Haiti et le séisme
Le nucléaire et Fukushima
la Thaïlande et le tsunami
Le Maghreb et le printemps arabe
Mon fils et la paix
Mon ex et le chômage
l'arrivée du cancer dans une vie
l'AVC de mon pote Alain
le viol de la petite voisine à 12 ans
La grossesse attendue depuis 15 ans
On peut chercher et trouver pour presque chacun d'entre nous quel fût le jour ou tout changea....
Et pour vous ?
Le point d'inflexion peut être une subtile bascule entre une ascension et une re-descente, ou peut aussi bien être un coup de massue qui brise un élan, une pierre jetée dans une onde sereine....
Prenons quelques exemples :
Les USA et le 11 septembre
DSK et le 14 mai 2011
La Yougoslavie et Srebrenica
l'Allemagne et l'holocauste
Easyjet et le lowcost (ho c'est moche....)
Le Japon et le séisme
Haiti et le séisme
Le nucléaire et Fukushima
la Thaïlande et le tsunami
Le Maghreb et le printemps arabe
Mon fils et la paix
Mon ex et le chômage
l'arrivée du cancer dans une vie
l'AVC de mon pote Alain
le viol de la petite voisine à 12 ans
La grossesse attendue depuis 15 ans
On peut chercher et trouver pour presque chacun d'entre nous quel fût le jour ou tout changea....
Et pour vous ?
vendredi 20 mai 2011
Apologie de l'ennui
Je suis toujours frappée par l'observation des jeunes actuels (ça y est je parle comme une ancienne) qui zappent d'une activité à l'autre, qui suivent 2ou 3 écrans à la fois, qui font leurs devoirs devant l'ordinateur, qui voyagent avec les écouteurs ou un dvd....Dans leur vie, pas de place pour l'ennui !
Le zapping est le nouvel art de vivre des gens cool qui ne s'embarrassent pas des vides, qui ne se donnent pas le temps d'une réflexion, d'une invention, d'une création. Tous les sens sont occupés en permanence, l'absence de stimulus crée une angoisse à laquelle ils ne sont pas prépares.
Qu'en est il des longues rêveries des siestes obligatoires de l'été de nos parents ?
Qu'en est il de la capacité de s'indigner ?
Qu'en est il de la mobilisation pour des idées ?
qu'en est il de la créativité ?
Pour moi l'ennui est une clé, un moyen, une force, un ennui à dépasser c'est une chance....parfois pénible mais porteuse à tous les coups. Comment sort on de l'ennui ? Comment se fabrique t on un monde plus stimulant ? Comment occuper son temps ? Comment combler ses vides ? Comment rendre vivant ce qui semble ne pas l'être ? Comment créer la vie ?
Sans l'ennui point de salut !
Le zapping est le nouvel art de vivre des gens cool qui ne s'embarrassent pas des vides, qui ne se donnent pas le temps d'une réflexion, d'une invention, d'une création. Tous les sens sont occupés en permanence, l'absence de stimulus crée une angoisse à laquelle ils ne sont pas prépares.
Qu'en est il des longues rêveries des siestes obligatoires de l'été de nos parents ?
Qu'en est il de la capacité de s'indigner ?
Qu'en est il de la mobilisation pour des idées ?
qu'en est il de la créativité ?
Pour moi l'ennui est une clé, un moyen, une force, un ennui à dépasser c'est une chance....parfois pénible mais porteuse à tous les coups. Comment sort on de l'ennui ? Comment se fabrique t on un monde plus stimulant ? Comment occuper son temps ? Comment combler ses vides ? Comment rendre vivant ce qui semble ne pas l'être ? Comment créer la vie ?
Sans l'ennui point de salut !
dimanche 15 mai 2011
transparence
Je viens de mettre en pratique une méthode simple et efficace : la transparence....non que mes actes et mes pensées soient visibles à travers moi mais au contraire l'opacité de mon regard rend transparent l'être que je ne veux pas voir.
On dit souvent qu'"un seul être vous manque et tout est dépeuplé" mais on oublie le corollaire : "un seul être de trop et votre vie est un sale chaos".
Pourtant tous les êtres en post rupture vous diront que l'ennemi rode et vous menace de ses vilaines ondes néfastes et de son mauvais oeil....et c'est vrai. Sa présence vous abîme les nerfs, met en péril votre meilleur comportement, vous fait craindre des coups bas qui ne manquent pas d'arriver, vous ravive des blessures jamais cicatrisées, vous fait fantasmer des issues fatales, vous transforme en être de tripes et non plus de tête, le coeur ayant crevé de trahison.....
Alors on expérimente toutes sortes de stratégies, de la plus cruelle à la plus généreuse....on s'essaie au bon coeur, au sentiment, à la morale, à la bonne résolution, mais chacune de ces tentatives se solde par un échec cuisant, un rejet violent, un mépris acide, un coup au plexus. Puis vient la colère organisée et vacharde qui punit l'importun à chaque approche (ce qu'il ne manque pas de tenter par goût du jeu).
Mais toutes ces bonnes choses ont une fin et face à une situation d'obligation familiale je tente l'ignorance totale. Je ne vois personne de ce nom la, je ne croise aucun regard qui fâche, je n'ai aucune ambition d'harmonie ni de disharmonie, rien....un vide sidéral. Il n'existe en rien...ni une ombre, ni un bruit, ni le moindre intérêt. Un monde simple et serein m'entoure qui n'attend rien, ni ne craint de surprise. Les deux pieds dans le sol, la tête dans les nuages, je règne sur mon monde léger et sucré.
Nous n'avons rien en commun, ni les enfants faits ensemble, ni les petits enfants jamais partagés, ni les projets, ni les envies, ni les moyens, ni les besoins, ni les désirs, ni les lieux....plus rien et rien de plus.
Qui est cette personne qui circule avec sa grosse auto ? le voisin ? un ami de la famille ? Connais pas ! veux pas connaître.....
On dit souvent qu'"un seul être vous manque et tout est dépeuplé" mais on oublie le corollaire : "un seul être de trop et votre vie est un sale chaos".
Pourtant tous les êtres en post rupture vous diront que l'ennemi rode et vous menace de ses vilaines ondes néfastes et de son mauvais oeil....et c'est vrai. Sa présence vous abîme les nerfs, met en péril votre meilleur comportement, vous fait craindre des coups bas qui ne manquent pas d'arriver, vous ravive des blessures jamais cicatrisées, vous fait fantasmer des issues fatales, vous transforme en être de tripes et non plus de tête, le coeur ayant crevé de trahison.....
Alors on expérimente toutes sortes de stratégies, de la plus cruelle à la plus généreuse....on s'essaie au bon coeur, au sentiment, à la morale, à la bonne résolution, mais chacune de ces tentatives se solde par un échec cuisant, un rejet violent, un mépris acide, un coup au plexus. Puis vient la colère organisée et vacharde qui punit l'importun à chaque approche (ce qu'il ne manque pas de tenter par goût du jeu).
Mais toutes ces bonnes choses ont une fin et face à une situation d'obligation familiale je tente l'ignorance totale. Je ne vois personne de ce nom la, je ne croise aucun regard qui fâche, je n'ai aucune ambition d'harmonie ni de disharmonie, rien....un vide sidéral. Il n'existe en rien...ni une ombre, ni un bruit, ni le moindre intérêt. Un monde simple et serein m'entoure qui n'attend rien, ni ne craint de surprise. Les deux pieds dans le sol, la tête dans les nuages, je règne sur mon monde léger et sucré.
Nous n'avons rien en commun, ni les enfants faits ensemble, ni les petits enfants jamais partagés, ni les projets, ni les envies, ni les moyens, ni les besoins, ni les désirs, ni les lieux....plus rien et rien de plus.
Qui est cette personne qui circule avec sa grosse auto ? le voisin ? un ami de la famille ? Connais pas ! veux pas connaître.....
mercredi 11 mai 2011
Immobilité = écriture
Ca faisait longtemps que je n'avais pas pris le temps d'écrire mais parfois cette chiennasse de vie vous force à vous forcer ! Là c'est la position immobile qui me pousse à m'évader virtuellement. Bon je me défoule : j'ai du me faire poser une prothèse de hanche il y a presque 2 ans. Des douleurs et un rejet plus tard, on a du me changer complètement cette première prothèse par une 2eme d'un modèle un peu différent....Mais voilà t y pas que maintenant les douleurs ont repris et qu'on ne sait pas trop pourquoi. Batterie de tests en perspective mais comment connaître la cause si ce n'est pas une infection ??? On ne peut que supposer....
Lâcher prise....zenitude...écriture ...impuissance....instant présent !
on verra
inch'Allah
Lâcher prise....zenitude...écriture ...impuissance....instant présent !
on verra
inch'Allah
l'histoire de Fanion, petite nouvelle à suivre....
Odette :
Finalement ils ont peut être raison…ce qu’elle fait spontanément semble poser aux gens un vrai problème, une interrogation du type je me gratte le menton…Qu’a-t-elle de si spécial cette fille ? Pourquoi le monde la regarde-t-il avec la bouche bée ?
Pourtant elle est parfaitement normale cette fille-là, enfin presque. Mais tout le monde est presque sympa, presque beau, presque intelligent…il s’en faut souvent de si peu mais ce peu là fait toujours gratter le menton des gens, voire leur chevelure ou leur nez.
Elle est née, comme tout le monde, une fille, bien qu’après 3 filles déjà ça n’a pas été très indispensable de faire celle là, encore… La famille avait de tout déjà, des filles, des garçons, des emmerdeurs, des faciles à vivre, des doués, des bosseurs et des branleurs….une famille très complète en fait !
Alors l’arrivée de…Comment là déjà….Comment ils l’ont appelée la petite ? ….c’est bien une fille ? heu….C’est pas Marion comme voulait Papa, c’est pas Fanette selon le désir de Maman….ha oui c’est Fanion….Certains l’appellent Fanny, d’autres Funny, d’autres Phony, ou encore Drapeau….seuls quelques bons amis lui donnent son vrai nom, un nom de parents pas d’accord qui poussent le compromis jusqu’à l’absurde….alors faut pas s’étonner si…enfin bref…je préfère ne rien dire.
Donc voilà Fanion qui débarque sur la planète avec plein de frères et sœurs tout autour, qui ont déjà donné son style à la fratrie….alors marche ou crève Fanion, porte l’étendard de l’appartenance familiale. Et puis Fanion, si on pense à Marion ça sonne féminin si on veut…mais on dit UN fanion, Fanion ça sonne bizarre pour une fille fleur on dirait qu’elle doit faner au plus vite : nous fanions à l’automne…chronique d’une future fin décrépite ? ou d’une dépression enkystée de naissance ?
Toutes ces considérations n’avaient pas encore frappé le bébé Fanion mais peu à peu au fil de son évolution l’école, les vilains copains, les parents des vilains copains, les voisines de la grand-mère, le charcutier, tout le monde a commenté ce nom. Fanion a tout entendu. Rien de très méchant….juste le sentiment d’appartenir à une famille de frappadingues, et d’être aux yeux des gens normaux, juste un peu pas tout à fait pareille, un peu zarbi …au demeurant la plus chic fille du monde !!
Petite on disait d’elle qu’elle était mignonne, ses boucles blondes plaisaient, son petit corps musclé et agile faisait l’admiration, elle grimpait aux arbres comme personne, dirigeait sa troupe de fan avec maestria, avait les meilleures idées de rigolade et une insolence rare…on aurait dit que rien ni personne ne lui faisait peur, qu’elle regardait les choses avec une sorte de présence intense comme si elle captait à toute vitesse ce qu’il y avait à remarquer dans toute situation. Elle était toujours surprise de voir que presque personne n’avait saisi ce qu’elle avait scanné en un instant. Un petit coté Fifi Brindacier…Mais Fifi sonne comme fifille pas comme Fanion, le garçon !
Enfin je préfère lui laisser la parole, parce qu’en tant que simple voisine beaucoup de choses ont pu m’échapper.
Fanion :
Je m’étais bien juré de ne jamais accorder le moindre intérêt à la lubie parentale concernant mon prénom….je voulais relater les faits pour eux même et non à travers le prisme de cette singularité prénominale…et me voilà contre tout engagement personnel à commencer mon récit par « je m’appelle Fanion » car je sais que c’est là que tout à commencé…Je ne voulais pas leur accorder cette importance à eux qui avaient orienté ma vie de drôle de façon.
Mon existence a démarré sur un désaccord et mon prénom illustre le désaccord parental. Papa voulait me nommer Marion, je ne sais pas pourquoi car curieusement l’histoire ne le dit pas. Sans doute avait-il une charmante image autour de ce nom-là. On parle beaucoup plus du pourquoi Maman n’aimait pas que du pourquoi Papa aimait….
Maman disait qu’elle avait eu une copine Marion qui était compliquée et pas gentille, une vrai peste et que son enfant ne pouvait pas s’appeler comme elle….
Maman voulait Fanette, une de ses plus vieilles amies, qui était vive et généreuse et qui avait vécu dans un vignoble de rêve au milieu de la Champagne en général pouilleuse…Fanette avait fait de la résistance et avait disparu un beau jour dans un grand mystère…L’aura de ce prénom était immense et si romanesque….Mais papa disait « une Fanette n’est bonne qu’à manger du foin ! »
J’étais déjà née et il fallait rapidement me déclarer, le stress était à son maximum et la pérennité de ce couple-là résidait alors dans la rapidité de sortie de ce conflit si émotionnel. Et à la fin d’un déjeuner sans doute un peu arrosé les 2 parents se sentirent poussés à la conciliation. « Coupons la poire en 2 » fut le slogan…..et Fanion je devins….Mi Marion, mi Fanette….Rien à dire, le partage était équitable….j’imagine que je devais m’en contenter puisqu’un autre mélange de syllabes aurait pu me baptiser Manette !!!
Alors de deux mots je dus me contenter du moindre.
L’ironie historique réside également dans ma date de naissance….13 juillet ! Je ne m’étonne guère de l’influence des festivités de la fête nationale, et des parades avec moult drapeaux et fanions sur des airs patriotiques et enthousiasmants sur le prénom choisi le lendemain….Née un 13 juillet, nommée un 15 juillet….cherchez l’erreur !
Personne n’aurait l’idée de gazouiller « Fanion » à un pauvre bébé tout neuf…les petits mots doux pleuvent, chacun les siens….Maman à commencé avec des Fanny, Nini, et bien sur Fanette est revenu tout naturellement dans sa bouche….Mais à chaque occasion Papa la taquinait en disant « les Fanette c’est bête » et Maman de rétorquer « les Marion c’est con »..,Quelle belle musique pour commencer sa vie …Quant à Papa il se gargarisait avec des « mon yon-yon » la honte….pendant 15 ans !
Pourquoi mes autres frères et sœurs avaient-ils échappé à ce type de bizarrerie ? Carole et Paul avaient eu du bol, Constance de la chance et Lucie et Henri étaient bénis ! Dans l’ordre ça donnait : Carole et Lucie ou « les filles », Paul et Henri ou « les garçons » et Constance et Fanion « les 2 petites » : Constance c’est stable, Fanion ça vole au vent….Comment trouver un ancrage avec ça ?
Je n’avais comme revanche que la moquerie Caca pour Carole, popo pour Paul, Concon pour Constance. Seule Lucie (Luciole) bénéficiait de ce beau prénom….Quant à Henri il était Henri !
Très tôt j’ai su trouver pour chacun le truc qui tue, le mot qui fouette, la phrase qui rassemble les rieurs. Bref je devins une terreur à talent de devin. Mais aussi un être fort aimable et fort aimé…
Mon premier amour fut une fille, encore que le sexe fut totalement absent de la relation. Elle s’appelait Carla, son père était italien et sa maman américaine. Elle aussi était différente. Mon premier choc a été de constater qu’elle n’avait aucun choc à entendre mon nom ! Pas un accent circonflexe dans ses sourcils noirs… Un regard direct et sans arrière-pensée. On s’est reconnu au premier regard dans la cour de récré de notre collège parisien. Les copines s’esclaffaient à une blague de base et nous on s’est juste regardées sans aucune expression sur le visage, sans aucun désir de montrer quoi que ce soit d’autre que ce désir de ne rien montrer…Une force énorme émanait de ce premier coup d’œil. Le sentiment qu’à nous deux on serait les maîtresses du monde…ce que nous devînmes ! Elle était d’une rare intelligence, d’une détermination et d’une puissance d’esprit incroyable. Elle m’avait choisie et ce choix devenait primordial, à égalité avec son désir de devenir danseuse étoile. Elle serait danseuse et je serais son homme, son Fanion, son porte-étendard. Elle était ma fierté. Elle écrivait comme une professionnelle douée transformant toute notre réalité avec des mots qui me sont tous restés.
Jamais l’idée de nous rapprocher physiquement ne nous effleura. Notre Amour n’était pas de l’espèce bestiale, mais de la race des esprits dominants, fort et absolu, sans peur et sans reproche…
Alors le jour où j’ai quitté Paris pour commencer ma deuxième vie, son cœur a saigné, plus que le mien parce qu’elle restait dans nos lieux, elle, et que tout lui parlait de moi. Moi j’avais une nouvelle vie et un cheval… !!! Son cœur saignant s’est épanché par écrit et pendant 1 an j’ai reçu une à deux lettres par jour qui étaient autant œuvres d’art que de littérature. L’écriture d’un graphisme inhumain se paraît de toutes les couleurs de son humeur changeante, et suivait des volutes acrobatiques ressemblant à des chorégraphies. Ses textes voltigeaient au gré de ses fantasques élucubrations, riches de toute une palette de mots savoureux, et nourrissaient mon esprit comme un goutte à goutte à tous les instants. S’instaura alors une communion absolue si non physique, très spirituelle et mentale, une sororité d’âme, une omniprésence d’ange gardien omniscient et omnivore…Nous dévorions la vie ! chacune de notre coté !
Mais la vole au vent s’éprit tellement de la vie qu’elle en oublia son amie…Il resta cependant ce sentiment constant d’être reliée. Plus tard elle y verrait des signes ésotériques….Mais n’anticipons pas !
Quelle aurait pu être ma vie ?
Une surdouée qui rate ses études, qui se case dans un mariage sécuritaire et qui passe la moitié de sa vie à élever des enfants qui lui en veulent de leurs manques, qui divorce bourgeoisement, qui se récupère via les psys et les gourous et qui sur le tard rejoue sa jeunesse mi-folle, mi-sage ?
Non, pas très glamour comme description. On va trouver mieux ! Parce que je le vaux bien !!!
Mais ce qui a fait la différence avec une vie ordinaire, simple et banale ce fut mon prénom. A la première lecture de l’événement « ils l’ont nommée Fanion » on pouvait légitimement s’écrier « mais quelle horreur, quels fous, quels égoïstes sans cœur, quels massacreurs d’enfant innocente ». Mais finalement ce nom fut ma chance…
Finalement ils ont peut être raison…ce qu’elle fait spontanément semble poser aux gens un vrai problème, une interrogation du type je me gratte le menton…Qu’a-t-elle de si spécial cette fille ? Pourquoi le monde la regarde-t-il avec la bouche bée ?
Pourtant elle est parfaitement normale cette fille-là, enfin presque. Mais tout le monde est presque sympa, presque beau, presque intelligent…il s’en faut souvent de si peu mais ce peu là fait toujours gratter le menton des gens, voire leur chevelure ou leur nez.
Elle est née, comme tout le monde, une fille, bien qu’après 3 filles déjà ça n’a pas été très indispensable de faire celle là, encore… La famille avait de tout déjà, des filles, des garçons, des emmerdeurs, des faciles à vivre, des doués, des bosseurs et des branleurs….une famille très complète en fait !
Alors l’arrivée de…Comment là déjà….Comment ils l’ont appelée la petite ? ….c’est bien une fille ? heu….C’est pas Marion comme voulait Papa, c’est pas Fanette selon le désir de Maman….ha oui c’est Fanion….Certains l’appellent Fanny, d’autres Funny, d’autres Phony, ou encore Drapeau….seuls quelques bons amis lui donnent son vrai nom, un nom de parents pas d’accord qui poussent le compromis jusqu’à l’absurde….alors faut pas s’étonner si…enfin bref…je préfère ne rien dire.
Donc voilà Fanion qui débarque sur la planète avec plein de frères et sœurs tout autour, qui ont déjà donné son style à la fratrie….alors marche ou crève Fanion, porte l’étendard de l’appartenance familiale. Et puis Fanion, si on pense à Marion ça sonne féminin si on veut…mais on dit UN fanion, Fanion ça sonne bizarre pour une fille fleur on dirait qu’elle doit faner au plus vite : nous fanions à l’automne…chronique d’une future fin décrépite ? ou d’une dépression enkystée de naissance ?
Toutes ces considérations n’avaient pas encore frappé le bébé Fanion mais peu à peu au fil de son évolution l’école, les vilains copains, les parents des vilains copains, les voisines de la grand-mère, le charcutier, tout le monde a commenté ce nom. Fanion a tout entendu. Rien de très méchant….juste le sentiment d’appartenir à une famille de frappadingues, et d’être aux yeux des gens normaux, juste un peu pas tout à fait pareille, un peu zarbi …au demeurant la plus chic fille du monde !!
Petite on disait d’elle qu’elle était mignonne, ses boucles blondes plaisaient, son petit corps musclé et agile faisait l’admiration, elle grimpait aux arbres comme personne, dirigeait sa troupe de fan avec maestria, avait les meilleures idées de rigolade et une insolence rare…on aurait dit que rien ni personne ne lui faisait peur, qu’elle regardait les choses avec une sorte de présence intense comme si elle captait à toute vitesse ce qu’il y avait à remarquer dans toute situation. Elle était toujours surprise de voir que presque personne n’avait saisi ce qu’elle avait scanné en un instant. Un petit coté Fifi Brindacier…Mais Fifi sonne comme fifille pas comme Fanion, le garçon !
Enfin je préfère lui laisser la parole, parce qu’en tant que simple voisine beaucoup de choses ont pu m’échapper.
Fanion :
Je m’étais bien juré de ne jamais accorder le moindre intérêt à la lubie parentale concernant mon prénom….je voulais relater les faits pour eux même et non à travers le prisme de cette singularité prénominale…et me voilà contre tout engagement personnel à commencer mon récit par « je m’appelle Fanion » car je sais que c’est là que tout à commencé…Je ne voulais pas leur accorder cette importance à eux qui avaient orienté ma vie de drôle de façon.
Mon existence a démarré sur un désaccord et mon prénom illustre le désaccord parental. Papa voulait me nommer Marion, je ne sais pas pourquoi car curieusement l’histoire ne le dit pas. Sans doute avait-il une charmante image autour de ce nom-là. On parle beaucoup plus du pourquoi Maman n’aimait pas que du pourquoi Papa aimait….
Maman disait qu’elle avait eu une copine Marion qui était compliquée et pas gentille, une vrai peste et que son enfant ne pouvait pas s’appeler comme elle….
Maman voulait Fanette, une de ses plus vieilles amies, qui était vive et généreuse et qui avait vécu dans un vignoble de rêve au milieu de la Champagne en général pouilleuse…Fanette avait fait de la résistance et avait disparu un beau jour dans un grand mystère…L’aura de ce prénom était immense et si romanesque….Mais papa disait « une Fanette n’est bonne qu’à manger du foin ! »
J’étais déjà née et il fallait rapidement me déclarer, le stress était à son maximum et la pérennité de ce couple-là résidait alors dans la rapidité de sortie de ce conflit si émotionnel. Et à la fin d’un déjeuner sans doute un peu arrosé les 2 parents se sentirent poussés à la conciliation. « Coupons la poire en 2 » fut le slogan…..et Fanion je devins….Mi Marion, mi Fanette….Rien à dire, le partage était équitable….j’imagine que je devais m’en contenter puisqu’un autre mélange de syllabes aurait pu me baptiser Manette !!!
Alors de deux mots je dus me contenter du moindre.
L’ironie historique réside également dans ma date de naissance….13 juillet ! Je ne m’étonne guère de l’influence des festivités de la fête nationale, et des parades avec moult drapeaux et fanions sur des airs patriotiques et enthousiasmants sur le prénom choisi le lendemain….Née un 13 juillet, nommée un 15 juillet….cherchez l’erreur !
Personne n’aurait l’idée de gazouiller « Fanion » à un pauvre bébé tout neuf…les petits mots doux pleuvent, chacun les siens….Maman à commencé avec des Fanny, Nini, et bien sur Fanette est revenu tout naturellement dans sa bouche….Mais à chaque occasion Papa la taquinait en disant « les Fanette c’est bête » et Maman de rétorquer « les Marion c’est con »..,Quelle belle musique pour commencer sa vie …Quant à Papa il se gargarisait avec des « mon yon-yon » la honte….pendant 15 ans !
Pourquoi mes autres frères et sœurs avaient-ils échappé à ce type de bizarrerie ? Carole et Paul avaient eu du bol, Constance de la chance et Lucie et Henri étaient bénis ! Dans l’ordre ça donnait : Carole et Lucie ou « les filles », Paul et Henri ou « les garçons » et Constance et Fanion « les 2 petites » : Constance c’est stable, Fanion ça vole au vent….Comment trouver un ancrage avec ça ?
Je n’avais comme revanche que la moquerie Caca pour Carole, popo pour Paul, Concon pour Constance. Seule Lucie (Luciole) bénéficiait de ce beau prénom….Quant à Henri il était Henri !
Très tôt j’ai su trouver pour chacun le truc qui tue, le mot qui fouette, la phrase qui rassemble les rieurs. Bref je devins une terreur à talent de devin. Mais aussi un être fort aimable et fort aimé…
Mon premier amour fut une fille, encore que le sexe fut totalement absent de la relation. Elle s’appelait Carla, son père était italien et sa maman américaine. Elle aussi était différente. Mon premier choc a été de constater qu’elle n’avait aucun choc à entendre mon nom ! Pas un accent circonflexe dans ses sourcils noirs… Un regard direct et sans arrière-pensée. On s’est reconnu au premier regard dans la cour de récré de notre collège parisien. Les copines s’esclaffaient à une blague de base et nous on s’est juste regardées sans aucune expression sur le visage, sans aucun désir de montrer quoi que ce soit d’autre que ce désir de ne rien montrer…Une force énorme émanait de ce premier coup d’œil. Le sentiment qu’à nous deux on serait les maîtresses du monde…ce que nous devînmes ! Elle était d’une rare intelligence, d’une détermination et d’une puissance d’esprit incroyable. Elle m’avait choisie et ce choix devenait primordial, à égalité avec son désir de devenir danseuse étoile. Elle serait danseuse et je serais son homme, son Fanion, son porte-étendard. Elle était ma fierté. Elle écrivait comme une professionnelle douée transformant toute notre réalité avec des mots qui me sont tous restés.
Jamais l’idée de nous rapprocher physiquement ne nous effleura. Notre Amour n’était pas de l’espèce bestiale, mais de la race des esprits dominants, fort et absolu, sans peur et sans reproche…
Alors le jour où j’ai quitté Paris pour commencer ma deuxième vie, son cœur a saigné, plus que le mien parce qu’elle restait dans nos lieux, elle, et que tout lui parlait de moi. Moi j’avais une nouvelle vie et un cheval… !!! Son cœur saignant s’est épanché par écrit et pendant 1 an j’ai reçu une à deux lettres par jour qui étaient autant œuvres d’art que de littérature. L’écriture d’un graphisme inhumain se paraît de toutes les couleurs de son humeur changeante, et suivait des volutes acrobatiques ressemblant à des chorégraphies. Ses textes voltigeaient au gré de ses fantasques élucubrations, riches de toute une palette de mots savoureux, et nourrissaient mon esprit comme un goutte à goutte à tous les instants. S’instaura alors une communion absolue si non physique, très spirituelle et mentale, une sororité d’âme, une omniprésence d’ange gardien omniscient et omnivore…Nous dévorions la vie ! chacune de notre coté !
Mais la vole au vent s’éprit tellement de la vie qu’elle en oublia son amie…Il resta cependant ce sentiment constant d’être reliée. Plus tard elle y verrait des signes ésotériques….Mais n’anticipons pas !
Quelle aurait pu être ma vie ?
Une surdouée qui rate ses études, qui se case dans un mariage sécuritaire et qui passe la moitié de sa vie à élever des enfants qui lui en veulent de leurs manques, qui divorce bourgeoisement, qui se récupère via les psys et les gourous et qui sur le tard rejoue sa jeunesse mi-folle, mi-sage ?
Non, pas très glamour comme description. On va trouver mieux ! Parce que je le vaux bien !!!
Mais ce qui a fait la différence avec une vie ordinaire, simple et banale ce fut mon prénom. A la première lecture de l’événement « ils l’ont nommée Fanion » on pouvait légitimement s’écrier « mais quelle horreur, quels fous, quels égoïstes sans cœur, quels massacreurs d’enfant innocente ». Mais finalement ce nom fut ma chance…
A quoi ca tient ça va ça vient ces vas et viens…..
La vie prend ses aises avec les courbes et les rebonds . Une ligne droite ne le reste jamais…seule certitude . Le permanent ne fait que passer.
Depuis l’enfance on nous prie de croire qu’une bonne préparation garantit un avenir radieux, que des dents bien brossées se rient des caries, que les devoirs bien faits promettent des bonnes notes, qu’une vie saine procure la santé…Qu’un bon mariage fait le bonheur, que les enfants en sont le couronement…
Il est salutaire d’y croire et je ne voudrais pas induire des bémols dans des croyances si confortables. Moi même j’y ai longtemps cru preuves à l’appui. Mais les preuves se ternissent comme les jolies photos posées sur le piano. Et d’y avoir trop cru, on est cuits !
Vient alors le regne de la desillusion, de l’incrédulité, de l’effondrement parfois aussi.
Le conjoint est moins joint et plus con, les enfants puent des pieds, les repas rarement joyeux, le boulot tant valorisé fatigue et lasse, on a des cloques au talon et les distances s’allongent quand on les parcours à pied, on se fait les racines quand on ne peut pas y retourner….
C’est ce que je nomme la fin de la 1ere vie. L’arcane sans nom, le début de la suite.
Flux et reflux
Nœuds et ventres
Les jeûnes et les fastes
Black and white
Vide et plein
Pleins et déliés
Et tout ça en même temps !
Finie la dualité, bonjour l’impermanence
Lachez prise pour trouver un peu de sécurité
Tout va bien jusqu’à ce que badaboum……hier un tsunami, aujourd’hui un kamikase ; hier la paix, aujourd’hui le chaos ; hier un actif, aujourd’hui un passif lourd à traîner, un cœur de centrale qui fond sans attendrir, une malchance à répétition, des balles, des vagues, des bas pas en nylon, des fils à la patte, des pattes folles à lier sans fil,
Hier c’était deux enfants riant à leurs familles, beaux charmants… »Aujourd’hui sur ce fatal terrain, c’est le duel effarayant de deux spectres d’airain, deux fantomes auxquels le démon prête une ame, deux masques dont les trous laissent voir de la flamme…. »
La désespérance suit le bonheur sans prévenir, un nuage couvre le ciel jusque là serein.
Voilà l'humeur du jour...
Depuis l’enfance on nous prie de croire qu’une bonne préparation garantit un avenir radieux, que des dents bien brossées se rient des caries, que les devoirs bien faits promettent des bonnes notes, qu’une vie saine procure la santé…Qu’un bon mariage fait le bonheur, que les enfants en sont le couronement…
Il est salutaire d’y croire et je ne voudrais pas induire des bémols dans des croyances si confortables. Moi même j’y ai longtemps cru preuves à l’appui. Mais les preuves se ternissent comme les jolies photos posées sur le piano. Et d’y avoir trop cru, on est cuits !
Vient alors le regne de la desillusion, de l’incrédulité, de l’effondrement parfois aussi.
Le conjoint est moins joint et plus con, les enfants puent des pieds, les repas rarement joyeux, le boulot tant valorisé fatigue et lasse, on a des cloques au talon et les distances s’allongent quand on les parcours à pied, on se fait les racines quand on ne peut pas y retourner….
C’est ce que je nomme la fin de la 1ere vie. L’arcane sans nom, le début de la suite.
Flux et reflux
Nœuds et ventres
Les jeûnes et les fastes
Black and white
Vide et plein
Pleins et déliés
Et tout ça en même temps !
Finie la dualité, bonjour l’impermanence
Lachez prise pour trouver un peu de sécurité
Tout va bien jusqu’à ce que badaboum……hier un tsunami, aujourd’hui un kamikase ; hier la paix, aujourd’hui le chaos ; hier un actif, aujourd’hui un passif lourd à traîner, un cœur de centrale qui fond sans attendrir, une malchance à répétition, des balles, des vagues, des bas pas en nylon, des fils à la patte, des pattes folles à lier sans fil,
Hier c’était deux enfants riant à leurs familles, beaux charmants… »Aujourd’hui sur ce fatal terrain, c’est le duel effarayant de deux spectres d’airain, deux fantomes auxquels le démon prête une ame, deux masques dont les trous laissent voir de la flamme…. »
La désespérance suit le bonheur sans prévenir, un nuage couvre le ciel jusque là serein.
Voilà l'humeur du jour...
jeudi 23 septembre 2010
L'indien qui avait perdu sa plume
Un fier indien de souche avait collecté tous les insignes de la patrouille au cours d'une jeunesse tumul-tueuse....Mais il ne devint pas aussi fort que prévu par le règlement, il ne porta donc qu'une seul plume à son bandeau.
Fort de ce constat il fit travailler sa tête au lieu de ses muscles, prit sa pirogue et traversa l'oued pour voir la vie de l'autre coté, là où les gens sont tout à l'envers.Il en apprit beaucoup, il pleura la perte de son cocon mais créa de nouveaux liens. Or vivre dans un tipi à l'envers comporte certains risques et ce qui devait arriver arriva.....la plume tomba !
Un indien sans plume me direz vous n'est plus tellement un indien....
Que faire ? Il rassembla alors tous les acquis de sa vie, démonta son tipi, remit son bandeau en place et chargea la pirogue.
De retour chez lui, il chercha dans les astres un peu de compagnie. Il en faut pour remplacer une plume perdue....Depuis il dort dans son jardin à guetter les étoiles filantes. Il en a vu plusieurs et chacune lui a tenu la main un moment....mais sa plume n'est pas encore revenue ! Il l'attend...elle finira par arriver, c'est la loi de la pesanteur ! Une plume retombe doucement.....
Fort de ce constat il fit travailler sa tête au lieu de ses muscles, prit sa pirogue et traversa l'oued pour voir la vie de l'autre coté, là où les gens sont tout à l'envers.Il en apprit beaucoup, il pleura la perte de son cocon mais créa de nouveaux liens. Or vivre dans un tipi à l'envers comporte certains risques et ce qui devait arriver arriva.....la plume tomba !
Un indien sans plume me direz vous n'est plus tellement un indien....
Que faire ? Il rassembla alors tous les acquis de sa vie, démonta son tipi, remit son bandeau en place et chargea la pirogue.
De retour chez lui, il chercha dans les astres un peu de compagnie. Il en faut pour remplacer une plume perdue....Depuis il dort dans son jardin à guetter les étoiles filantes. Il en a vu plusieurs et chacune lui a tenu la main un moment....mais sa plume n'est pas encore revenue ! Il l'attend...elle finira par arriver, c'est la loi de la pesanteur ! Une plume retombe doucement.....
Ame soeur
Kaléidoscope, mon âme reflète toutes les étapes de ma vie, les espoirs, les désirs, les échecs, les envies,les projets, le présent, les refus, les rejets, les actions, les accomplissements, les frustrations, les amours, les désamours......de toutes les couleurs !
Mon âme est unique mais je refuse de croire qu'elle se condamne ainsi à la solitude éternelle...Elle n'est pas si unique que cela, je partage avec beaucoup de gens...Existe t il l'oiseau rare qui "sororise" avec mon âme perplexe ? Cui Cui dit l'oiseau rare...J'écoute à fond, je crois que je l'entends de loin.....inch'allah
Mon âme est unique mais je refuse de croire qu'elle se condamne ainsi à la solitude éternelle...Elle n'est pas si unique que cela, je partage avec beaucoup de gens...Existe t il l'oiseau rare qui "sororise" avec mon âme perplexe ? Cui Cui dit l'oiseau rare...J'écoute à fond, je crois que je l'entends de loin.....inch'allah
samedi 15 mai 2010
Tora tora tora
Vous vous souvenez de ce film, ancêtre des 3d ou pendant 2 h des bombardiers bombardaient fort au Japon ? Moi je me souviens un peu du bruit, de la fureur et des attaques. Beau film au demeurant sauf que j'étais contente de ne pas y figurer....
Hier j'ai assisté à un remake animalier de ces attaques en piqué impressionnantes ! Je me promenais avec la double mission de sortir ma chienne et de promener mon petit fils Joseph. Evidement dès que je sors je suis suivie par Chamallow, chat de Malo(c'est moi), qui ne veux pas me quitter d'une semelle et qui accompagne mes ballades même en neige profonde !!
Donc hier, pas surprise, je laisse la chatte nous suivre et préoccupée par l'éveil de mon petit fils je lui parle des arbres et des feuilles, des voitures etc....afin d'enrichir son vocabulaire. De ce fait je ne me soucie pas de mes animaux bien rodés à se promener dans mon quartier.
Après un bon quart d'heure je suis alertée par une cacophonie impressionnante et je vois derrière nous 2 fat corbeaux sur une branche perchés, tout excités à la vue d'une proie....Ils commencent à s'envoler et à survoler en piqué ladite proie en braillant de plus belle . Mais la proie s'avère être mon chat.....Enfer et damnation, mon sang ne fait qu'un tour, comme la poussette d'ailleurs et me voilà au galop chargeant les volatiles en claironnant des insultes bien senties et fort à propos. Mais le temps que je franchisse toute la distance les bestioles avaient précisé leurs intentions en frôlant de plus en plus fort ma chatounne interloquée et peu rassurée. Les sales bêtes ne semblent pas du tout intimidées par mes imprécations et gueulent encore plus fort....on ameute tout le quartier....Joseph qui croit qu'il est au cirque rit comme un fou....c'est pour lui à la fois le grand huit et la basse cour ! il adore...S'ensuit alors une pose de limite en bonne et due forme de ma part envers les corbacks peu dociles ou je leur explique qu'ils n'ont pas intérêt à toucher un poil de ma chatte (pas de ricanement au dernier rang please !!) sinon je les plume au beau milieu de la place publique. La scène est violente, interdite aux âmes sensibles mais efficace...les corbeaux regagnent leur branche en lâchant des petits mots désagréables et bien pensés pour tenter de se venger de ma victoire. La bave des corbeaux n'atteint pas la grand'mère en furie !!! Puis la vie calme reprend son cours et je vois à ce moment là les visages des passants.....hilares ! J'ai pris mon air de "c'est normal" "tout est sous contrôle" "je ne suis pas folle"....j'ai rigolé seulement quand j'ai passé le coin !
Hier j'ai assisté à un remake animalier de ces attaques en piqué impressionnantes ! Je me promenais avec la double mission de sortir ma chienne et de promener mon petit fils Joseph. Evidement dès que je sors je suis suivie par Chamallow, chat de Malo(c'est moi), qui ne veux pas me quitter d'une semelle et qui accompagne mes ballades même en neige profonde !!
Donc hier, pas surprise, je laisse la chatte nous suivre et préoccupée par l'éveil de mon petit fils je lui parle des arbres et des feuilles, des voitures etc....afin d'enrichir son vocabulaire. De ce fait je ne me soucie pas de mes animaux bien rodés à se promener dans mon quartier.
Après un bon quart d'heure je suis alertée par une cacophonie impressionnante et je vois derrière nous 2 fat corbeaux sur une branche perchés, tout excités à la vue d'une proie....Ils commencent à s'envoler et à survoler en piqué ladite proie en braillant de plus belle . Mais la proie s'avère être mon chat.....Enfer et damnation, mon sang ne fait qu'un tour, comme la poussette d'ailleurs et me voilà au galop chargeant les volatiles en claironnant des insultes bien senties et fort à propos. Mais le temps que je franchisse toute la distance les bestioles avaient précisé leurs intentions en frôlant de plus en plus fort ma chatounne interloquée et peu rassurée. Les sales bêtes ne semblent pas du tout intimidées par mes imprécations et gueulent encore plus fort....on ameute tout le quartier....Joseph qui croit qu'il est au cirque rit comme un fou....c'est pour lui à la fois le grand huit et la basse cour ! il adore...S'ensuit alors une pose de limite en bonne et due forme de ma part envers les corbacks peu dociles ou je leur explique qu'ils n'ont pas intérêt à toucher un poil de ma chatte (pas de ricanement au dernier rang please !!) sinon je les plume au beau milieu de la place publique. La scène est violente, interdite aux âmes sensibles mais efficace...les corbeaux regagnent leur branche en lâchant des petits mots désagréables et bien pensés pour tenter de se venger de ma victoire. La bave des corbeaux n'atteint pas la grand'mère en furie !!! Puis la vie calme reprend son cours et je vois à ce moment là les visages des passants.....hilares ! J'ai pris mon air de "c'est normal" "tout est sous contrôle" "je ne suis pas folle"....j'ai rigolé seulement quand j'ai passé le coin !
mercredi 5 mai 2010
Un auteur à dévorer Pascal Mercier
Pascal Mercier comme son nom ne l'indique pas est germanophone, Suisse et polyglotte. Il vit à Berlin, enseigne la philo et est superbement traduit en français par Nicole Casanova (Brava !!)
2 romans récents à son actif. Le 1er "train de nuit pour Lisbonne" est le récit de la quête d'un homme, prof à Zürich qui part sur les traces d'un poète Prado, dont il pressent la sororité d'âme ....cette étude ou cette poursuite devient la métaphore de sa propre remise en question, de ses doutes, du sens de sa vie. Comment un prof sage et terne peut devenir fantasque et audacieux se lachant et s'autorisant un romantisme forcené.....passionnant !
Le 2ème roman est "L'accordeur de piano" se passe autour de l'opéra de Berlin et à Genève. Mais aussi au Chili, à Paris dans ce monde cosmopolite des musiciens suisses cultivés (j'en connais plein des comme ça...). Un ténor est abattu sur la scène de l'opéra lors d'une représentation de Tosca. Les enfants jumeaux de l'assassin présumé qui ont leur propre histoire compliquée, très compliquée...tentent de relire l'histoire de leur parents, de leur famille, leur histoire afin de comprendre les ressorts secrets qui sont à l'origine du drame, et aussi témoigner de ce que ce drame a engendré. L'analyse des psychologies de ce roman à 4 mains est d'une incroyable finesse, d'une précision chirurgicale et nous entraîne dans une spirale d'émotions trop longtemps retenues ou le silence joue un rôle déterminant dans ces destins liés. On connaît la chute dès le début et malgré cela la lecture est haletante, on ne lâche pas l'affaire tant que tout n'a pas été dit, on est pris par ces personnages étranges, à la fois proches et lointains, au passé sulfureux, au présent composé.
Une lecture plus que recommandable et ou la musique joue le rôle principal de fait !
2 romans récents à son actif. Le 1er "train de nuit pour Lisbonne" est le récit de la quête d'un homme, prof à Zürich qui part sur les traces d'un poète Prado, dont il pressent la sororité d'âme ....cette étude ou cette poursuite devient la métaphore de sa propre remise en question, de ses doutes, du sens de sa vie. Comment un prof sage et terne peut devenir fantasque et audacieux se lachant et s'autorisant un romantisme forcené.....passionnant !
Le 2ème roman est "L'accordeur de piano" se passe autour de l'opéra de Berlin et à Genève. Mais aussi au Chili, à Paris dans ce monde cosmopolite des musiciens suisses cultivés (j'en connais plein des comme ça...). Un ténor est abattu sur la scène de l'opéra lors d'une représentation de Tosca. Les enfants jumeaux de l'assassin présumé qui ont leur propre histoire compliquée, très compliquée...tentent de relire l'histoire de leur parents, de leur famille, leur histoire afin de comprendre les ressorts secrets qui sont à l'origine du drame, et aussi témoigner de ce que ce drame a engendré. L'analyse des psychologies de ce roman à 4 mains est d'une incroyable finesse, d'une précision chirurgicale et nous entraîne dans une spirale d'émotions trop longtemps retenues ou le silence joue un rôle déterminant dans ces destins liés. On connaît la chute dès le début et malgré cela la lecture est haletante, on ne lâche pas l'affaire tant que tout n'a pas été dit, on est pris par ces personnages étranges, à la fois proches et lointains, au passé sulfureux, au présent composé.
Une lecture plus que recommandable et ou la musique joue le rôle principal de fait !
samedi 1 mai 2010
back from China
Le scoop de ma vie actuelle a été ce fantastique voyage à Beijing....accueillie par ma copine d'enfance dans son cosy logis avec tout le confort de l'expatriée et le chauffeur si nécessaire j'ai pu me laisser aller à regarder émerveillée comme une enfant, comme quelqu'un de libre et de serein, sans idées préconçues (ou si peu !)...
Premier séjour en Asie et premier survol de la Sibérie, de la Mongolie (très impressionnant !)et petit dej dans l'avion à l'aplomb d'Oulan-Bator....Quel romantisme ! Le vol lui même fut un miracle car quelque part en Islande un volcan avait chargé l'atmosphère d'une quantité phénoménale de cendres et autres particules sur tout le nord de l'Europe et donc en interdisait le survol....Notre avion a pu décoller à condition de revoir sa route vers le sud (Iran, Turquie plutôt que les républiques Baltes) et juste après le décollage l'aéroport de Roissy fermait ainsi que tous les aéroports de France et d'Europe du nord.
Arrivée la veille d'un wend nous décidons de remettre à plus tard la visite des sites "touristiques" et de nous focaliser sur les marchés locaux (brocante, soie, perles, oiseaux, fleurs, quartiers populaires de Hutongs insérés dans une ville ultra moderne etc...)
La semaine suivante a commencée par une expédition vers et sur la grande muraille séparant les Mings du reste du monde. La vision est impressionnante de cette construction qui n'a rien de rectiligne ni d'horizontal....le mur serpente sur des crêtes, descend dans des vallées, grimpe des escarpements, change brusquement de direction comme si tout à coup sa promenade suivait le fil de sa pensée fantasque et capricieuse. Pas de construction à proximité, juste la nature bourgeonnante et les arbres en fleurs.
Pour y aller on prend une autoroute qui semble ne jamais devoir quitter Pekin, on traverse des kilomètres de quartiers récents et de périphériques surchargés. Tout le monde bouge....Puis un petit air de campagne se fait sentir et on quitte l'autoroute pour traverser une de ces petites villes dont le nom n'évoque rien....on doute même que ce lieu existe sur une carte....Mais ho surprise le petit patelin est plus peuplé que Lyon, l'éclairage public est solaire, les mobs et vélos sont électriques, la ruche est bourdonnante....donc plein de gens considèrent cet endroit comme le centre du monde et on en ignore tout.
L'autre surprise a été le remplacement des vélos que je m'attendais à voir en quantité gigantesque par des voitures en flot ininterrompu quelle que soit l'heure du jour ou de la nuit...et beaucoup de bus, de métros....et quelques vélos équipés pour remplacer une auto : siège enfant, remorque, double guidon et plusieurs personnes dessus ( il est très fréquent de voir des vélos porter 3 personnes sur une voie le long de l'autoroute !!)
La population chinoise de Pékin est très variée, des vieux, des jeunes bien sur mais surtout des hyper branchés, et des archaïques...une vie à plusieurs vitesses. Evidement des riches et des pauvres mais la grande majorité est une classe moyenne, éduquée, active, moderne se focalisant sur l'éducation de l'enfant unique dont on attend tout et auquel on donne tout. L'enfant roi a les épaules chargées des espoirs de 2 générations. Il est au centre d'une constellation de 2 parents et de 4 grands parents aux petits soins qui n'ont que lui....C'est frappant ! Ces enfants sauront ils gérer les frustrations ? devront ils payer la retraite de leur 6 ancêtres ???
Que dire des temples, citées interdites ou monastères ? la première chose remarquable est la dévotion à la beauté, l'immense raffinement, le soin dans l'exécution et l'espace consacré aux parcs, jardins, lacs et autres rives fleuries et paysagées.
Les bâtiments témoignent de l'extravagance de détails au service de l'honneur des monarques hommes ou femmes. La vie de palais était inouïe de préciosité et côtoyait des cours et des quartiers dont l'immense population n'avait d'autre fonction que de servir cette débauche de raffinement et d'exigence qu'était la vie d'empereur. La beauté est partout, elle imprègne l'âme......Les chinois sont doués en beauté....ce n'est pas tout de la souhaiter, encore faut il savoir la créer....et de toute évidence elle touche et concerne tout le monde.
La ville moderne n'a rien à envier à aucune capitale au monde.... l'architecture y est foisonnante, puissante, impressionnante, et on reconnaît la même dévotion des constructeurs que celle qui fut de mise dans les temps anciens. Les immeubles sont pharaoniques, les avenues gigantesques, les ronds points se traversent en 10mn à pied, les formes et structures sont extravagantes. On se promène dans cette ville avec des yeux au superlatif !! des yeux qui n'en croient pas leurs pupilles !!! La cité olympique en est une illustration : stade en forme de nid de poule, immeuble en forme de flambeau....ou encore l'opéra en forme d'oeuf face à l'entrée de la citée interdite...on en reste tout interdit !
Il est amusant de revoir les idées reçues et sûrement étayées de la cruauté chinoise (ils mangent les chiens.....???) tout en observant les vieux et leurs oiseaux dans les parcs. Beaucoup d'hommes et de femmes se baladent en ville avec une cage ronde recouverte d'une housse sur mesure en coton bleu ou grège qu'ils tiennent par un crochet, puis ils vont dans un parc et accrochent leur cage à une branche...les copains en font autant et la vision d'un grand arbre rempli de cage dont les hôtes se répondent dans un vacarme assourdissant de chants d'oiseaux, et au pied duquel des gens vautrés dans l'herbe jouent au majong, aux cartes, aux dominos, au jeu de go etc....un vrai tripot champêtre et une vision assez paradisiaque !!! Un art de vivre particulier....et dépaysant !
Je pourrais parler des heures de ce que j'ai vu : l'espace dévolu à l'art moderne 798 art zone ou Dashanzeu (ex complexe d'usines modèles dans les années 50) un immense quartier de galeries, de musées, de boutiques, de bistrots dont le thème unique est la diffusion de la créativité chinoise débridée !!! peinture, sculpture, installations, images, photos, modelages dignes des plus hauts lieux de l'art de la planète ! C'est drôle, c'est sérieux, c'est extravagant, c'est fou ; c'est une pensée, une liberté.....et c'est beau !!!
Pendant tout mon séjour je me suis fait la réflexion que ce pays allait vite, qu'il avait le courage de ses choix, qu'il commençait à bénéficier des choix politiques plus que discutables des années plombées, que les sacrifices avait enfin un sens....que la terrible organisation communiste avait donné le moyen ou la solution à un problème insurmontable : le surnombre et l'archaïsme. Comment auraient ils pu faire autrement ??? Je me suis posé cette question tout le temps et le grand timonier m'est doucement apparu sous un autre angle. L'histoire nous dira.....le résultat actuel est juste bluffant ....On se sent lents, mous, désemparés face à cette énergie ! Ils n'ont vraiment rien à apprendre de l'Occident....
Quant au shopping (pour finir sur une note légère) il est tout simplement fou.....une variété infinie d'objets ravissants, de soies chatoyantes, de laines magnifiques, d'artisanat amusant et soigné : une visite à Panjiayuan (des puces immenses) est un must absolu, un régal pour l'oeil et l'imagination. Les fringues fac simile sont aussi une grande attraction....j'ai même vu un tapis de taxi Gucci marqué "made in Italy".....
Premier séjour en Asie et premier survol de la Sibérie, de la Mongolie (très impressionnant !)et petit dej dans l'avion à l'aplomb d'Oulan-Bator....Quel romantisme ! Le vol lui même fut un miracle car quelque part en Islande un volcan avait chargé l'atmosphère d'une quantité phénoménale de cendres et autres particules sur tout le nord de l'Europe et donc en interdisait le survol....Notre avion a pu décoller à condition de revoir sa route vers le sud (Iran, Turquie plutôt que les républiques Baltes) et juste après le décollage l'aéroport de Roissy fermait ainsi que tous les aéroports de France et d'Europe du nord.
Arrivée la veille d'un wend nous décidons de remettre à plus tard la visite des sites "touristiques" et de nous focaliser sur les marchés locaux (brocante, soie, perles, oiseaux, fleurs, quartiers populaires de Hutongs insérés dans une ville ultra moderne etc...)
La semaine suivante a commencée par une expédition vers et sur la grande muraille séparant les Mings du reste du monde. La vision est impressionnante de cette construction qui n'a rien de rectiligne ni d'horizontal....le mur serpente sur des crêtes, descend dans des vallées, grimpe des escarpements, change brusquement de direction comme si tout à coup sa promenade suivait le fil de sa pensée fantasque et capricieuse. Pas de construction à proximité, juste la nature bourgeonnante et les arbres en fleurs.
Pour y aller on prend une autoroute qui semble ne jamais devoir quitter Pekin, on traverse des kilomètres de quartiers récents et de périphériques surchargés. Tout le monde bouge....Puis un petit air de campagne se fait sentir et on quitte l'autoroute pour traverser une de ces petites villes dont le nom n'évoque rien....on doute même que ce lieu existe sur une carte....Mais ho surprise le petit patelin est plus peuplé que Lyon, l'éclairage public est solaire, les mobs et vélos sont électriques, la ruche est bourdonnante....donc plein de gens considèrent cet endroit comme le centre du monde et on en ignore tout.
L'autre surprise a été le remplacement des vélos que je m'attendais à voir en quantité gigantesque par des voitures en flot ininterrompu quelle que soit l'heure du jour ou de la nuit...et beaucoup de bus, de métros....et quelques vélos équipés pour remplacer une auto : siège enfant, remorque, double guidon et plusieurs personnes dessus ( il est très fréquent de voir des vélos porter 3 personnes sur une voie le long de l'autoroute !!)
La population chinoise de Pékin est très variée, des vieux, des jeunes bien sur mais surtout des hyper branchés, et des archaïques...une vie à plusieurs vitesses. Evidement des riches et des pauvres mais la grande majorité est une classe moyenne, éduquée, active, moderne se focalisant sur l'éducation de l'enfant unique dont on attend tout et auquel on donne tout. L'enfant roi a les épaules chargées des espoirs de 2 générations. Il est au centre d'une constellation de 2 parents et de 4 grands parents aux petits soins qui n'ont que lui....C'est frappant ! Ces enfants sauront ils gérer les frustrations ? devront ils payer la retraite de leur 6 ancêtres ???
Que dire des temples, citées interdites ou monastères ? la première chose remarquable est la dévotion à la beauté, l'immense raffinement, le soin dans l'exécution et l'espace consacré aux parcs, jardins, lacs et autres rives fleuries et paysagées.
Les bâtiments témoignent de l'extravagance de détails au service de l'honneur des monarques hommes ou femmes. La vie de palais était inouïe de préciosité et côtoyait des cours et des quartiers dont l'immense population n'avait d'autre fonction que de servir cette débauche de raffinement et d'exigence qu'était la vie d'empereur. La beauté est partout, elle imprègne l'âme......Les chinois sont doués en beauté....ce n'est pas tout de la souhaiter, encore faut il savoir la créer....et de toute évidence elle touche et concerne tout le monde.
La ville moderne n'a rien à envier à aucune capitale au monde.... l'architecture y est foisonnante, puissante, impressionnante, et on reconnaît la même dévotion des constructeurs que celle qui fut de mise dans les temps anciens. Les immeubles sont pharaoniques, les avenues gigantesques, les ronds points se traversent en 10mn à pied, les formes et structures sont extravagantes. On se promène dans cette ville avec des yeux au superlatif !! des yeux qui n'en croient pas leurs pupilles !!! La cité olympique en est une illustration : stade en forme de nid de poule, immeuble en forme de flambeau....ou encore l'opéra en forme d'oeuf face à l'entrée de la citée interdite...on en reste tout interdit !
Il est amusant de revoir les idées reçues et sûrement étayées de la cruauté chinoise (ils mangent les chiens.....???) tout en observant les vieux et leurs oiseaux dans les parcs. Beaucoup d'hommes et de femmes se baladent en ville avec une cage ronde recouverte d'une housse sur mesure en coton bleu ou grège qu'ils tiennent par un crochet, puis ils vont dans un parc et accrochent leur cage à une branche...les copains en font autant et la vision d'un grand arbre rempli de cage dont les hôtes se répondent dans un vacarme assourdissant de chants d'oiseaux, et au pied duquel des gens vautrés dans l'herbe jouent au majong, aux cartes, aux dominos, au jeu de go etc....un vrai tripot champêtre et une vision assez paradisiaque !!! Un art de vivre particulier....et dépaysant !
Je pourrais parler des heures de ce que j'ai vu : l'espace dévolu à l'art moderne 798 art zone ou Dashanzeu (ex complexe d'usines modèles dans les années 50) un immense quartier de galeries, de musées, de boutiques, de bistrots dont le thème unique est la diffusion de la créativité chinoise débridée !!! peinture, sculpture, installations, images, photos, modelages dignes des plus hauts lieux de l'art de la planète ! C'est drôle, c'est sérieux, c'est extravagant, c'est fou ; c'est une pensée, une liberté.....et c'est beau !!!
Pendant tout mon séjour je me suis fait la réflexion que ce pays allait vite, qu'il avait le courage de ses choix, qu'il commençait à bénéficier des choix politiques plus que discutables des années plombées, que les sacrifices avait enfin un sens....que la terrible organisation communiste avait donné le moyen ou la solution à un problème insurmontable : le surnombre et l'archaïsme. Comment auraient ils pu faire autrement ??? Je me suis posé cette question tout le temps et le grand timonier m'est doucement apparu sous un autre angle. L'histoire nous dira.....le résultat actuel est juste bluffant ....On se sent lents, mous, désemparés face à cette énergie ! Ils n'ont vraiment rien à apprendre de l'Occident....
Quant au shopping (pour finir sur une note légère) il est tout simplement fou.....une variété infinie d'objets ravissants, de soies chatoyantes, de laines magnifiques, d'artisanat amusant et soigné : une visite à Panjiayuan (des puces immenses) est un must absolu, un régal pour l'oeil et l'imagination. Les fringues fac simile sont aussi une grande attraction....j'ai même vu un tapis de taxi Gucci marqué "made in Italy".....
dimanche 14 mars 2010
Justine Levy (mauvaise fille & rien de grave)
Je viens de lire coup sur coup 2 livres de Justine Lévy et j'ai l'impression de quitter une amie fragile et intelligente, pleine de charme et de contradictions. Elle parle de sa vie entre une mère Top modèle irresponsable et fantasque qui meurt d'un cancer en la propulsant dans la vie d'adulte à laquelle l'éducation de son père BHL ne l'a pas préparée. Son père inquiet et attentif ne lui laissant pas assumer ses expériences mais passant éponger toutes les bêtises afin de la protéger, mais pas de la préparer. Elle met au monde sa fille quand sa mère vient de mourir. Et ses doutes face à cette enfant replacent chaque mère face aux siens, je me suis sentie comprise et compréhensive !!!
Et dans l'autre bouquin elle parle de sa rupture entre l'enfance, l'errance et le couple assumé et productif par opposition à son 1er couple avec le beau Raphaël (4 consonnes et 3 voyelles), son mari qui est parti avec la "femme" de son père (la belle Carla) et qui lui a fait un enfant alors qu'il avait fait avorter Justine enceinte de 5 mois.....bref j'aime le ton avec lequel elle remet brillamment et humblement chacun face à ses responsabilités, avec humour et auto dérision mais en appelant un chat un chat et sa rivale une salope. C'est extrêmement lucide et son parcours de bébé de riches, gatée mais à l'abandon portée par un mari enfantin et joli charmant et qui quand il se tire,la laisse sombrer dans le gouffre des amphétamines avant de grimper avec les ongles pour sortir de la tombe et VIVRE....procréer avec un homme, un vrai.
Ca fait plaisir de la suivre......j'ai envie d'aller boire un thé avec elle !!!
Et dans l'autre bouquin elle parle de sa rupture entre l'enfance, l'errance et le couple assumé et productif par opposition à son 1er couple avec le beau Raphaël (4 consonnes et 3 voyelles), son mari qui est parti avec la "femme" de son père (la belle Carla) et qui lui a fait un enfant alors qu'il avait fait avorter Justine enceinte de 5 mois.....bref j'aime le ton avec lequel elle remet brillamment et humblement chacun face à ses responsabilités, avec humour et auto dérision mais en appelant un chat un chat et sa rivale une salope. C'est extrêmement lucide et son parcours de bébé de riches, gatée mais à l'abandon portée par un mari enfantin et joli charmant et qui quand il se tire,la laisse sombrer dans le gouffre des amphétamines avant de grimper avec les ongles pour sortir de la tombe et VIVRE....procréer avec un homme, un vrai.
Ca fait plaisir de la suivre......j'ai envie d'aller boire un thé avec elle !!!
Inscription à :
Articles (Atom)